«Grâce à Dieu» : Le film de François Ozon sortira bien sur les écrans mercredi

JUSTICE La justice a examiné le deuxième recours en référé ce mardi et a débouté une plaignante lyonnaise, qui voulait que son nom soit retiré du film

C.G. avec AFP

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Bernard Verley et Melvil Poupaud dans Grâce à Dieu de François Ozon
Bernard Verley et Melvil Poupaud dans Grâce à Dieu de François Ozon — Mars Films

Grâce à Dieu, le film de François Ozon sortira bien mercredi dans les salles obscures. La justice a étudié le deuxième recours en référé ce mardi et a débouté une ex-membre du diocèse de Lyon. Régine Maire, qui travaillait avec le cardinal Barbarin, avait demandé que son nom soit retiré.

Son avocat, Me Xavier Vahramian, estimait à l’audience qu’elle était représentée comme « un personnage dénué d’empathie, sévère et ayant pour but alors de servir le cardinal Barbarin ». Son nom est cité une vingtaine de fois et elle est représentée dans 15 à 20 scènes.

Couronné à Berlin

Lundi, le juge de référés du tribunal de Grande instance de Paris avait déjà rejeté la requête des avocats du Père Preynat. Ces derniers estimaient que la présomption d’innocence était bafouée car il n’a pas encore été jugé.

Le film de François Ozon, qui a reçu le prix du Jury lors du festival de Berlin, raconte la naissance de l’association de victimes «  La Parole Libérée », fondée à Lyon en 2015 par d’anciens scouts accusant d’agressions sexuelles le père Bernard Preynat.