Assurance chômage : Les syndicats acceptent une nouvelle rencontre avec le patronat

BONUS MALUS Les négociations de l’assurance-chômage patinent autour de la question des contrats courts

20 Minutes avec AFP

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Réunion du patronat sur les contrats courts (image d'illustration).
Réunion du patronat sur les contrats courts (image d'illustration). — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

C’est la rencontre de la dernière chance. Les syndicats CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC ont confirmé leur présence à une nouvelle réunion sur l’assurance chômage avec le patronat mercredi. De nouvelles propositions sur les contrats précaires devraient être faites par les patrons devraient être faites par les patrons.

Le 14 février, la dernière séance de négociation s’était achevée sur un blocage et les syndicats avaient demandé que le patronat revienne avec une proposition écrite de type bonus-malus sur les contrats courts, et qu’elle leur soit adressée avant le 20. Une condition qui n’a pas été respectée par le patronat.

« 5 % de chances » d’obtenir un accord

Malgré tout, chez FO, on se place en faveur de la réunion de mercredi au siège du Medef. Même si, a expliqué le syndicat dans un communiqué lundi soir, « les annonces publiques – hors cadre de la négociation ! – des organisations patronales ne sont pas à la hauteur des attentes en matière de lutte contre la précarité et l’utilisation massive et irrégulière des contrats courts ».

Et de prévenir : « les annonces patronales semblent exclure toute modulation des contributions. Si tel est le cas, [les organisations patronales] porteraient la responsabilité d’un échec de la négociation ». Interrogée sur BFM Business ce mardi, Marylise Léon (CFDT) a indiqué que « la réunion se tiendra, elle sera plus ou moins courte en fonction du comportement du patronat », a-t-elle expliqué. Elle a évalué « à vue de nez à 5 % » la possibilité de parvenir à un accord.

Pas les « meilleures conditions »

Soit le patronat « a des propositions tangibles, soit on acte définitivement l’arrêt de la négociation », a-t-elle dit. Elle a précisé que les syndicats avaient demandé d’avoir un texte écrit « ce soir tard » ou « demain matin » et que « si c’est remis sur table, ils ne nous mettent pas dans les meilleures conditions pour négocier quelque chose de sérieux ».

« On parle d’échec fort probable demain, mais ceux qui vont trinquer ce sont les demandeurs d’emploi », a-t-elle aussi déploré. Les négociateurs patronaux « font du "teasing". Il faut aller voir ce qu’ils proposent », a expliqué de son côté Jean-François Foucard (CFE-CGC). La CFTC ira « en principe » car le patronat doit « nous remettre des choses sur la table », selon son négociateur Eric Courpotin.

La CGT se réunira, elle, mardi après-midi pour décider si elle va à la réunion. Denis Gravouil, son négociateur, juge que « le communiqué du patronat relève de l’écran de fumée et marque un refus de tout système de modulation des cotisations pour ne pas renoncer à l’usage abusif de la précarité ».