Lyon : On peut désormais louer un scooter électrique en libre-service

MOBILITE Les premiers ont été déployés lundi par Indigo Weel, qui cible 5.000 utilisateurs

Caroline Girardon

— 

Les premiers scooters électriques en libre-service à Lyon ont été déployés lundi 18 février.
Les premiers scooters électriques en libre-service à Lyon ont été déployés lundi 18 février. — Indigo Group
  • L'entreprise Indigo Weel vient de déployer ses premiers scooters électriques en libre-service.  
  • Elle annonce la mise en place de 500 véhicules pour le mois d'avril et vise 5.000 utilisateurs. 

Vous avez la flemme de pédaler ? Mais vous en avez aussi marre d’attendre le bus le matin ou de rester coincé dans les embouteillages au volant de votre voiture ? La société Indigo weel, qui avait lancé l'an dernier sa flotte de vélos en libre-service à Lyon, vient de déployer 15 scooters électriques dans les rues de la ville. Eux aussi en libre-service, accessibles sur une application mobile unique.

Un rodage. D’ici quelques semaines, l’entreprise passera à la vitesse supérieure. 500 véhicules devraient être à la disposition des Lyonnais courant avril. Après Toulouse, la start-up s’attaque à la capitale des Gaules, certaine qu’il peut y avoir un marché à conquérir.

« Nous ciblons des villes où il y a besoin d’une gamme de mobilité plus large ».

« Nous ciblons des villes où il y a besoin d’une gamme de mobilité plus large. Lyon n’est pas méga congestionnée comme peuvent l’être Paris, Milan ou Rome, dans lesquelles il est quasi impossible de circuler en voiture », expose Jean Gadrat, directeur général d’Indigo Weel. Et d’ajouter : « A Lyon, on vise plutôt une clientèle en attente. Celle qui n’ose pas encore franchir le cap des deux-roues ».

« Les véhicules thermiques polluent, sentent mauvais. On fait le pari que nos modèles électriques vont plaire et seront rapidement adoptés », poursuit-il, précisant que lundi, jour de la première mise en service, 15 locations ont été enregistrées. Un signe « encourageant ».

Selon l’entreprise, le service proposé (3 euros pour la location des 20 premières minutes et ensuite un euro toutes les 10 minutes) viendra compléter l’offre déjà existante. Sans pour autant concurrencer les vélos en libre-service. « Les bicyclettes et les trottinettes sont utilisées pour parcourir en moyenne 1,7 kilomètre. Avec les scooters, on vise un rayon d’action de 6 ou 7 kilomètres », appuie Jean Gadrat. Ils permettront aussi d’atteindre plus difficiles d’accès comme les collines de la Croix-Rousse ou de Fourvière.

Encadrer le stationnement

Seule contrainte : les véhicules, conçus pour deux voyageurs, ne pourront pas être reposés n’importe où, comme peuvent l’être les trottinettes. « Si l’on veut que cela fonctionne, il faut absolument réguler le stationnement et éviter l’anarchie », insiste Jean Gadrat. Les utilisateurs devront impérativement se garer sur des emplacements dédiés, localisables grâce à l’application. Sous peine d’être sanctionnés. Ceux qui enfreindront les règles, s’exposeront à une pénalité de 150 euros, prévient l’entreprise.

Il ne s’agit toutefois pas d’une première à Lyon. Un service de location de scooters avait été proposé dans les parkings de la ville, avant d’être abandonné, faute de succès. Indigo Weel, qui déploiera sa flotte en surface, juge que cet aspect-là fera la différence. La campagne de communication aussi. D’ici quelques mois, l’entreprise vise les 5.000 utilisateurs. « Les résultats obtenus sur Toulouse depuis quatre mois sont très encourageants », précise le PDG.