«C'est très vraisemblablement un salafiste», estime Alain Finkielkraut à propos de l'un de ses agresseurs qui n'était «pas un petit Blanc»

ANTISÉMITISME Agressé verbalement samedi dernier à Paris, l'académicien est revenu sur cet incident à Franceinfo

20 Minutes avec AFP

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Alain Finkielkraut.
Alain Finkielkraut. — Eric FEFERBERG / AFP

Son agression a suscité une vague d’indignations. De la classe politique au chef de l’Etat, tous ont unanimement condamné l’agression dont a été victime Alain Finkielkraut en marge d’une manifestation des «gilets jaunes»​, samedi 16 février.

Sur France Info, l’académicien estime que l’un de ses agresseurs les plus vindicatifs n’était pas « un petit Blanc ». L’écrivain a déclaré : « Le plus virulent, celui qui m’a dit "Rentre à Tel-Aviv", a dit aussi "La France est à nous" et ce n’était pas un petit Blanc. Cela ne fait pas partie de l’antisémitisme français, d’où qu’il vienne. »

« Le RN, un parti républicain »

Il s’est également exprimé concernant la marche des partis politiques contre l’antisémitisme, qui va avoir lieu ce mardi notamment à Paris à partir de 19 heures. Quelque chose « me gêne dans la mobilisation de mardi car » il y a eu une croix gammée sur le portrait de Simone Veil, il y a eu le mot « Juden [marqué sur un restaurant à Paris]. On se mobilise contre, si j’ose dire, le bon vieil antisémitisme, celui qu’on aime détester, or ce n’est pas lui qui était à l’œuvre contre moi en tout cas. Est-ce ce que c’est lui qui est à l’œuvre en France de manière générale ? Je ne le crois pas. »

« Alors on va dire "il ne faut surtout pas que le Rassemblement national participe" au rassemblement de mardi mais c’est un problème parce que tous les partis républicains devraient être invités. C’est un parti républicain », a détaillé l’auteur de L’Identité malheureuse.