Antisémitisme: Le Rassemblement national ne défilera pas mardi mais rendra un hommage aux victimes

VIOLENCES Quatorze partis politiques ont invité les Français à se réunir mardi partout en France contre l'antisémitisme

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, le 14 février 2019.
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, le 14 février 2019. — Alain ROBERT/Sipa/SIPA

Le Rassemblement national (RN) ne défilera pas mardi aux côtés des formations politiques contre l’antisémitisme mais rendra un hommage séparé aux victimes des actes antisémites, a annoncé ce lundi le parti d’extrême droite dans un communiqué.

Le RN (ex-FN) explique qu’il « n’entend pas défiler », lors des rassemblements organisés à l’initiative du PS, « aux côtés de formations et de dirigeants politiques qui, soit n’ont rien fait depuis trente ans contre l’implantation des réseaux islamistes dans les quartiers, soit les ont encouragés, soit même entretiennent à leur égard un double langage irresponsable et criminel ».

Un « sentiment d’horreur »

« C’est donc en dehors de cette manifestation-instrumentalisation que les élus du Rassemblement national et (la présidente) Marine Le Pen rendront hommage aux victimes des actes antisémites en prenant l’initiative de gestes à haute portée symbolique », ajoute le parti sans plus de précisions sur la forme de ces hommages. Quatorze partis, dont le Parti socialiste, La République en marche, Les Républicains, rejoints depuis par LFI, ont invité les Français à se réunir mardi partout en France, notamment place de la République à Paris, pour dire « non à l’antisémitisme ». Le RN avait déploré de ne pas y avoir été associé.

Dans son communiqué, le parti souligne « une nouvelle fois le sentiment d’horreur que lui inspire l’antisémitisme d’où qu’il vienne » et estime qu’il est nourri par « l’idéologie islamiste » et non par « une extrême droite totalement marginale ». « Les principaux vecteurs de l’antisémitisme en France ne sont pas les quelques infimes groupuscules issus d’une extrême droite totalement marginale et sans relais », estime la formation de Marine Le Pen.

En arrivant à la présidence du RN en 2011, elle avait exclu plusieurs militants ouvertement antisémites et, en 2015, avait exclu son propre père pour ses propos polémiques sur la Shoah.