Affaire Benalla: La commission d'enquête sénatoriale doit présenter son rapport très attendu mercredi

CONCLUSIONS La commission d'enquête du Sénat s'était emparée de l'affaire le 23 juillet dernier, après des révélations de violences commises par Alexandre Benalla sur des manifestants

20 Minutes avec AFP

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Alexandre Benalla, le 21 janvier 2019 lors de son audition devant la commission d'enquête du Sénat.
Alexandre Benalla, le 21 janvier 2019 lors de son audition devant la commission d'enquête du Sénat. — Jacques Witt/SIPA

C’est un texte très attendu. Après six mois d’enquête sur l’affaire Benalla, la commission d’enquête du Sénat doit publier son rapport mercredi, à l’issue d’une réunion de la commission des Lois, a annoncé l’institution ce lundi dans un communiqué.

Ce rapport d’enquête sera présenté à la presse à 11 heures par les deux co-rapporteurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Muriel Jourda (LR), a précisé la commission des lois. Présidée par Philippe Bas (LR), elle s’était vu attribuer les prérogatives de commission d’enquête pour six mois le 23 juillet dernier après la diffusion d’images montrant Alexandre Benalla – alors chargé de mission à l’Elysée – frappant un manifestant en marge des défilés du 1er-Mai à Paris.

Des recommandations pour la suite

Une trentaine d’auditions plus tard, Jean-Pierre Sueur et Muriel Jourda présentent leurs conclusions sur les dysfonctionnements dans les services de l’Etat qui ont pu émailler cette affaire aux multiples rebondissements.

L’ex-chargé de mission de l’Elysée est mis en examen pour des violences sur des manifestants à Paris, le 1er mai, faits qui ont déclenché la commission d’enquête. S’est ajoutée en janvier une mise en examen pour utilisation abusive de passeports diplomatiques après son licenciement. Et depuis, le parquet financier a ouvert une enquête sur un contrat signé avec un sulfureux oligarque russe.

C’est en parallèle de ces développements judiciaires, à chaque fois déclenchés par des révélations de presse, que la commission des lois a conduit ses investigations. Veillant à ne pas interférer avec la justice, malgré la difficulté de l’exercice, elle revendique une stricte observation de son cahier des charges, comme l’a maintes fois martelé son président, Philippe Bas : « Pour nous, l’essentiel c’est d’abord de faire la vérité sur le fonctionnement de l’Etat dans cette affaire. » Ils doivent également présenter des recommandations pour que les « défaillances dans le fonctionnement de l’État » qui ont pu apparaître « ne se reproduisent pas ».