Airbnb: Un accord signé avec les maires ruraux pour développer le tourisme dans les campagnes françaises

TOURISME Selon Airbnb, « 17.000 communes dépourvues d’hôtel », et pour la plupart comptant « moins de 2.000 habitants », avaient « au moins une annonce sur Airbnb en 2018 »

20 Minutes avec AFP

— 

Capture d'écran du site Airbnb (image d'illustration).
Capture d'écran du site Airbnb (image d'illustration). — Joe Scarnici / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Pour développer le tourisme rural, Airbnb et l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF) ont signé un accord pour « développer le potentiel touristique des campagnes françaises », a annoncé la plateforme de locations entre particuliers, ce lundi.

Des conférences avec les maires ruraux viseront à lancer « des stratégies conjointes de développement du tourisme rural », et des campagnes de promotion mettront en avant ces destinations, précise un communiqué.

« Plus de 2,7 millions de voyageurs (…) ne seraient pas venus sans Airbnb »

Selon la plateforme, « 17.000 communes dépourvues d’hôtel », et pour la plupart comptant « moins de 2.000 habitants », avaient « au moins une annonce sur Airbnb en 2018 ». Airbnb affirme qu’au total l’an dernier « plus de 2,7 millions de voyageurs (…) ne seraient pas venus sans Airbnb ». La plateforme a même publié une liste de 10 communes, selon elle dépourvues d’hôtel, qui ont accueilli jusqu’à 2.270 visiteurs en 2018 grâce au site de locations entre particuliers​.

Or, selon l’AFP, ces communes sont loin d’être dépourvues d’hébergement touristique, avec une offre déjà disponible en ligne auprès des mairies ou des offices du tourisme.

Encourager des « modes de consommation plus dispersés »

Parmi elles : Saint-Malo-du-Bois (Pays-de-la-Loire) compte déjà 17 gîtes ou chambres d’hôtes, Trévou-Tréguignec (Côtes-d’Armor) 49 gîtes et locations meublées et 4 chambres d’hôtes, tandis que Huisnes-sur-Mer (Manche) compte un hôtel-restaurant, 5 gîtes communaux et 7 chambres d’hôtes.

Pour Vanik Berberian, président de l’AMRF, il s’agit d’encourager des « modes de consommation plus dispersés » favorisés par des « ruraux qui savent valoriser leur patrimoine et leur sens de l’hospitalité pour en faire un atout pour leur territoire ».