VIDEO. Insultes antisémites contre Alain Finkielkraut: Une enquête ouverte, un suspect identifié

GILETS JAUNES « J'ai l’impression que beaucoup de gens ont été plus traumatisés que moi et que les images leur ont fait plus peur qu’à moi », a-t-il notamment déclaré 

J.D. avec AFP

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Alain Finkielkraut.
Alain Finkielkraut. — SIPA

Alain Finkielkraut ne portera pas plainte contre les manifestants qui l’avaient pris à partie lors de l’acte 14 des « gilets jaunes » à Paris ce samedi. Ces derniers l’avaient insulté de plusieurs cris « Barre-toi, sale sioniste de merde », « grosse merde sioniste », « La France elle est à nous ». Des propos qui avaient suscité de vives réactions, notamment politiques​.

Le Parisien l’a interrogé ce dimanche, et l’essayiste-philosophe s’est expliqué : « Ça pourrait en valoir la peine, mais ce ne sera sans doute pas la dernière fois que cela m’arrivera. Il ne faut pas trop en faire non plus, j’ai l’impression que beaucoup de gens ont été plus traumatisés que moi et que les images leur ont fait plus peur qu’à moi. »

Le parquet de Paris ouvre une enquête

« Il y avait des cris de haine, comme “Jette-toi dans le canal”, “Sale sioniste”, ou d’autres en lien avec la Palestine. Je n’ai pas entendu «sale juif» », a-t-il ajouté.

Les auteurs des faits ne seront pas tranquilles pour autant. Le parquet de Paris  a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête sur l’altercation.

«Parce que la France ne leur appartient pas, qu'elle n'est pas cette haine, une enquête a été ouverte. Un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures, a été identifié par nos services», a indiqué le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner dans un tweet.