«Gilets jaunes»: Ingrid Levavasseur ne veut pas «baisser les bras» malgré les insultes

FACEBOOK Ingrid Levavasseur s’explique longuement dans une lettre adressée à une militante, Karine, qui, dans un tweet, s’est dit déçue par la « gilet jaune »

20 Minutes avec AFP

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Ingrid Levavasseur, figure des «gilets jaunes», photographiée le 15 janvier 2019.
Ingrid Levavasseur, figure des «gilets jaunes», photographiée le 15 janvier 2019. — SIPA

L’une des figures des « gilets jaunes », Ingrid Levavasseur, affirme ne pas vouloir « baisser les bras » malgré les « centaines de messages » d’insultes qu’elle dit recevoir, dans une « lettre publique » publiée ce samedi, jour de l'acte 14 du mouvement, sur son compate Facebook.

« Je dois apprendre à jouer à un jeu qui ne m’est pas familier, sans perdre mon âme. Et faire le grand écart entre le terrain et les médias », qui sont, selon elle, « le nerf de la guerre pour faire perdurer nos revendications », explique-t-elle dans cette lettre adressée à une militante, Karine, qui, dans un tweet, s’est dite déçue par la « gilet jaune ».

« Repartir sur de bonnes bases »

« J’affronte ce tourbillon la tête froide (…) mais je dois vous avouer que c’est très difficile humainement », reconnaît encore Ingrid Levavasseur, se disant « insultée par des centaines de messages tous plus odieux les uns que les autres ».

Ingrid Levavasseur a annoncé mercredi qu’elle abandonnait la liste du Ralliement d'initiative citoyenne (RIC) qu’elle entendait mener pour les élections européennes, expliquant vouloir « repartir sur de bonnes bases ». « Je pourrais tout arrêter et me concentrer sur mes proches et ma petite vie, mais ce serait briser tout l’espoir que vous avez en moi, et que vous me témoignez par des messages d’encouragement à ne pas baisser les bras », poursuit-elle.

Ingrid Levavasseur est « au chômage » et n’a « pas d’argent »

« Pour l’instant, je m’accroche (…) Mais j’ai conscience que, à ce rythme-là, je ne tiendrai pas longtemps », admet-elle, tout en réaffirmant vouloir « être à la hauteur de cet espoir et transformer notre élan en quelque chose qui puisse concrètement changer la donne ! »

Ingrid Levavasseur explique encore qu’elle est « au chômage » et n’a « pas d’argent ». « Mes trajets sont payés par les chaînes de télé qui m’invitent. (…) Je mange des sandwiches et je saute souvent un repas », précise-t-elle, pas pour « faire l’aumône » dit-elle, mais pour « expliquer la sincérité » de son « engagement ».