«Gilets jaunes»: Appel à l'insurrection, marche pacifiste, blocages... Que nous réserve l'acte 14?

MOBILISATION Le mouvement n’a jamais semblé aussi confus et dispersé

J.D. avec AFP

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Des «gilets jaunes» à Paris le 9 février 2019.
Des «gilets jaunes» à Paris le 9 février 2019. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Des rassemblements samedi, d’autres dimanche et un possible retour sur les ronds-points… Trois mois après le début de la contestation, les appels à manifester sont très fragmentés pour l’acte 14 des « gilets jaunes ». La mobilisation a décru lors des trois derniers samedis, notamment pour l’acte 13 qui a rassemblé 51.400 personnes, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, régulièrement contestés par le mouvement.

Pour l’acte 14, les intentions du mouvement ont rarement été aussi peu lisibles à l’issue d’une semaine où deux « gilets jaunes » emblématiques, le chauffeur routier Eric Drouet et l’ex-boxeur Christophe Dettinger, ont été jugés à Paris.

« Insurrection » ou marche pacifiste à Paris ?

Dans la capitale, plusieurs appels coexistent sur les réseaux sociaux, avec des mots d’ordre radicalement différents. L’un des plus populaires appelle à des « insurrections » et à « bloquer la place de l’Etoile le plus longtemps possible » samedi.

L’appel le plus suivi donne, lui, rendez-vous dimanche sur l’artère parisienne, trois mois jour pour jour après le début du mouvement, pour une manifestation « déclarée et pacifique ». Le parcours prévoit de descendre les Champs-Elysées et de passer rive gauche devant l’Assemblée Nationale, le ministère du Travail et le Medef, avant de rallier le Champ de Mars.

Un « retour aux sources » sur les ronds-points

A Bordeaux et Toulouse, autres places fortes de la contestation, des rassemblements sont prévus en début d’après-midi samedi, préludes à des défilés qui se sont souvent terminés par des violences. En Midi-Pyrénées, mais aussi dans l’Est, plusieurs groupes appellent eux à fêter le 3e anniversaire du mouvement par un « retour aux sources », avec des rassemblements sur les ronds-points samedi dès le matin.

Des rassemblements sont également prévus samedi à Marseille, Lyon, Nantes, Lille, Nice, Saint-Etienne, Bourg-en-Bresse, Thionville, Rouen, Pontivy, Alençon, Reims ou encore Boulogne-sur-Mer. Mais après trois mois de contestation, le soutien aux « gilets jaunes » s’effrite dans l’opinion. Pour la première fois depuis novembre, une majorité de Français (56 %) souhaitent que la mobilisation s’arrête, selon un sondage Elabe diffusé mercredi.