«Gilets jaunes»: Levavasseur abandonne la liste du RIC sans «renoncer aux européennes»

ELECTIONS EUROPEENNES La liste RIC a depuis sa création en janvier essuyé plusieurs déconvenues

20 Minutes avec AFP

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Ingrid Levavasseur, figure des "gilets jaunes" à Grand Bourgtheroulde, le 15 janvier 2019.
Ingrid Levavasseur, figure des "gilets jaunes" à Grand Bourgtheroulde, le 15 janvier 2019. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La « gilet jaune » Ingrid Levavasseur a annoncé mercredi abandonner la liste du Ralliement d’initiative citoyenne (RIC) qu’elle entendait mener pour les élections européennes, expliquant vouloir « repartir sur de bonnes bases » et « lisser le nom RIC » sans toutefois « renoncer ».

Questionnée en introduction de l’émission « La Grande Explication » sur LCI sur la possibilité qu’elle « démissionne » de la tête de liste, Ingrid Levavasseur a répondu : « Oui effectivement. Je ne renonce pas aux européennes mais je repars sur de bonnes bases, des bases lisses avec mes concitoyens et mes concitoyennes "gilets jaunes" ou non, on repart à zéro. »

« On lisse juste le nom RIC et on repart sur de bonnes bases »

Interrogée sur d’éventuelles divisions ayant mené à cette décision, l’aide-soignante de 31 ans a assuré : « Absolument pas, j’ai des compagnons qui me suivent, on lisse juste le nom RIC et on repart sur de bonnes bases ». « Je me désolidarise officiellement du ralliement d’initiative citoyenne (ce qui ne veut pas dire que je renonce à présenter une liste pour les Européennes) », a-t-elle insisté sur son compte Twitter.

La liste RIC a depuis sa création en janvier essuyé plusieurs déconvenues. Hayk Shahinyan, avait annoncé « prendre du recul » fin janvier en renonçant à son rôle de directeur de la campagne. Deux membres de la liste avaient ensuite annoncé renoncer, le 31 janvier : Brigitte Lapeyronie, brièvement encartée à l’UDI qui avait déploré « que sa candidature aux européennes lui imposait d’abandonner la défense des salariés » ; et Marc Doyer, qui disait avoir été la cible de menaces de mort et de « fake news » en raison de son soutien passé à Emmanuel Macron.

Ingrid Levavasseur avait expliqué le 25 janvier qu’elle allait à Bruxelles pour « intégrer le système » et y « faire remonter la voix du citoyen ».