Vandalisme dans des églises: Edouard Philippe condamne, Laurent Wauquiez parle de «christianophobie»

RELIGION Le Premier ministre Edouard Philippe évoquera le sujet des dégradations dans des églises lors d’une réunion à Matignon, ce mercredi

20 Minutes avec AFP

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Plusieurs églises catholiques françaises ont été la cible de dégradations. Illustration.
Plusieurs églises catholiques françaises ont été la cible de dégradations. Illustration. — PURESTOCK/SIPA
  • Le Premier ministre Edouard Philippe a condamné sur Twitter les dégradations commises dans des églises des Yvelines, du Gard et du Tarn.
  • Laurent Wauquiez, président des Républicains, est en déplacement ce mercredi à Lavaur, dont la cathédrale a été touchée par des actes de vandalisme.

Maisons-Laffitte et Houilles, dans les Yvelines. Dijon, Nîmes mais aussi Lavaur, dans le Tarn. Des dégradations ont été commises dans cinq églises catholiques en France la semaine dernière. Ce mercredi, Edouard Philippe a condamné ces actes. Le Premier ministre évoquera le sujet lors d’une réunion à Matignon en fin de journée avec l’instance de dialogue de l’Eglise catholique.

« En une semaine, en France, cinq églises dégradées. Dans notre République laïque, on respecte les lieux de culte. De tels actes me choquent et doivent être unanimement condamnés. Je le dirai aux évêques de France lors de la réunion de l’instance de dialogue avec l’Église catholique », a réagi le chef du gouvernement sur Twitter.

En déplacement à Lavaur ce mercredi, le président des Républicains Laurent Wauquiez, a réclamé des « mesures pour assurer la protection des églises » après cette série de dégradations. Il s’est inquiété d’une « christianophobie » en France.

Selon un bilan du ministère de l’Intérieur, en 2017, ont été dénombrées 978 atteintes aux édifices religieux et aux sépultures, dont 878 contre des lieux chrétiens.

Mardi devant l’Assemblée nationale, Edouard Philippe avait déjà fait allusion à ces dégradations, dans une réponse sur le bond des actes antisémites, dénonçant « la remise en cause » des lieux « sacrés de notre République ».

Je dis le mot [de sacré] à dessein, non pas pour me faire le défenseur de tel culte ou de telle religion. Mais enfin, Mesdames et Messieurs les députés, les cimetières sont respectés, les églises sont respectées, les synagogues sont respectées et les mosquées doivent être respectées ».

« J’observe, jour après jour, des dégradations et des inscriptions scandaleuses. J’observe, jour après jour, des remises en cause des symboles auxquels la République est attachée », avait déploré l’ancien maire du Havre.