Cette citation de Victor Hugo sur un «Fun club» est-elle authentique?

FAKE OFF Un extrait de «L'Homme qui rit», un roman de Victor Hugo, est devenu viral deux jours après des révélations sur la «Ligue du LOL», dont plusieurs membres sont accusés de cyberharcèlement

Mathilde Cousin

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Victor Hugo a évoqué dans son roman «L'Homme qui rit » les agissements impunis de jeunes aristocrates dans l'Angleterre du XVIIIe siècle.
Victor Hugo a évoqué dans son roman «L'Homme qui rit » les agissements impunis de jeunes aristocrates dans l'Angleterre du XVIIIe siècle. — MARY EVANS/SIPA
  • Une description des agissements impunis de jeunes aristocrates anglais est devenue virale sur Twitter.
  • Cet extrait de L’Homme qui rit, de Victor Hugo, est authentique.
  • Cet extrait a rencontré un écho après les révélations sur la «Ligue du LOL», un groupe Facebook privé dont plusieurs membres sont soupçonnés de cyberharcèlement.

Victor Hugo a-t-il vraiment décrit les agissements d’un groupe de jeunes « s’amusant » à commettre des dégradations ? Dimanche, le compte Twitter PoPoésie a publié des extraits d’un texte du romancier. Cet extrait est devenu viral.

« Il y avait le Fun Club. Fun est, comme cant, comme humour, un mot spécial intraduisible. Le fun est à la farce ce que le piment est au sel. Pénétrer dans une maison, y briser une glace de prix, y balafrer les portraits de famille, empoisonner le chien, mettre un chat dans la voilière, cela s’appelle "tailler une pièce de fun" », peut-on lire sur un des extraits mis en ligne.

Cette citation est authentique : elle est extraite de L'Homme qui rit, un roman de Victor Hugo publié en avril 1869. Dans ce chapitre, l’écrivain évoque plusieurs clubs monarchiques de Londres au début du XVIIIe siècle. Les membres de ces clubs, décrits comme des « opulents oisifs », se montrent violents pour « s’amuser ».

Le tweet de PoPoésie a trouvé un écho sur Twitter, deux jours après les révélations de Libération sur la «Ligue du LOL», un groupe Facebook privé dont plusieurs membres sont accusés de cyberharcèlement. Plusieurs internautes et victimes ont comparé ce groupe à un « boys club », des réseaux d’anciens élèves d’universités américaines ou de prestigieuses écoles britanniques.

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