Gaspillage alimentaire: «Et aussi après»... Des associations veulent repenser la date limite de péremption

CONSOMMATION Des associations proposent de rajouter une mention après la traditionnelle date de péremption

L.Br.

— 

Des consommateurs jettent certains produits avant même la date de péremption.
Des consommateurs jettent certains produits avant même la date de péremption. — A. Gelebart/20 Minutes/SIPA

Un livre blanc contre le gaspillage alimentaire. Des associations et des géants de l’agroalimentaire publient ce lundi leurs préconisations pour lutter contre le gaspillage. L’une des principales propositions concerne l’aménagement des dates de péremption.

Sur nos emballages, la mention « à consommer avant le », pourrait bientôt être suivie de « et aussi après », explique Le Parisien. Cette proposition à destination des produits les moins sensibles, comme les emballages de gâteaux secs et de café, est portée par l’application antigaspillage « Too good to go » et France nature environnement (FNE).

Faire confiance à ses sens

L’inscription en vigueur dans les grandes surfaces de la date de durabilité minimale (DDM) reste floue pour les consommateurs : 53 % d’entre eux affirment ne pas comprendre cette mention. « Il est temps que les consommateurs fassent confiance à leurs sens : le visuel, l’odeur et le goût du produit », explique Lucie Basch, ex-ingénieur agronome à l’origine de Too good to go.

Un quart des consommateurs (25 %) ne consomment jamais leurs produits une fois la date passée. Et 26 % jettent même le produit avant la date limite de consommation. Selon Lucie Basch, un jour de « vie » supplémentaire des produits permettrait d’économiser 170.000 kg de produits par an.