Affaire Baupin: Relaxe requise pour les médias et les accusatrices de l'ex-député, attaqués en diffamation

JUSTICE La procureure estime qu'«aucun élément ne permet de remettre en cause la sincérité des témoignages», alors que le député a attaqué en «diffamation»...

20 Minutes avec AFP

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L'ex-député Denis Baupin.
L'ex-député Denis Baupin. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Il voulait « laver [son] honneur ». La procureure a requis vendredi la relaxe des médias et des femmes ayant accusé Denis Baupin d’agression sexuelle ou de harcèlement et qui sont poursuivis en diffamation par l’ancien député.

« Aucun élément dans cette audience ne permet de remettre en cause la sincérité des témoignages », a estimé la représentante du parquet, qui a salué « le courage » des femmes venues témoigner à la barre et estimé que l’enquête de Mediapart et France Inter était « sérieuse ».

« Jeux de séduction » entre « adultes »

La justice s’était saisie le 10 mai 2016, au lendemain des accusations lancées contre l’élu écologiste (EELV) sur Mediapart et France Inter par huit femmes – quatre anonymes et quatre élues écologistes : Isabelle Attard, Annie Lahmer, Elen Debost et Sandrine Rousseau. Denis Baupin, alors vice-président de l’Assemblée nationale, avait nié farouchement ces allégations, en arguant de « jeux de séduction » entre « adultes ».

Après 10 mois d’investigations, le parquet de Paris a classé sans suite son enquête en mars 2017, considérant que si « les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d’entre eux susceptibles d’être qualifiés pénalement […], ils sont cependant prescrits ».