«Gilets jaunes» à Marseille: Ils lancent une marche nationale pour le RIC

MANIFESTATION Des « gilets jaunes » lancent une marche nationale vers Paris pour obtenir un réferundum d'initiative citoyenne et espère être rejoints par d'autres villes

20 Minutes avec AFP

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Le RIC était au coeur des mobilisations du 15 décembre 2018;
Le RIC était au coeur des mobilisations du 15 décembre 2018; — AFP
  • Des « gilets jaunes » vont s'élancer depuis plusieurs endroits de France pour une marche pacifique vers Paris. 
  • Ils réclament un réferundum d'initiative citoyenne (RIC) sans restriction.

Ils veulent marcher jusqu’à Paris pour le RIC. Des « gilets jaunes » du sud-est de la France, demandant un « RIC sans restriction » (référendum d’initiative citoyenne), vont s’élancer dans « une marche pacifiste » jusqu’à Paris où ils espèrent être rejoints par des cortèges d’autres régions, ont annoncé vendredi à Marseille une dizaine d’entre eux.

Le premier départ sera donné dimanche du Boulou, dans les Pyrénées-Orientales, à la frontière avec l’Espagne par cinq à six « gilets jaunes », alors qu’un deuxième groupe d’une dizaine de personnes s’élancera le 16 février de Marseille. Les deux groupes se retrouveront le 19 février à Avignon pour ensuite converger vers Paris le 17 mars.

« En contact avec d’autres colonnes de gilets jaunes »

« Nous sommes en contact avec d’autres colonnes de gilets jaunes partant de Bretagne, de Dunkerque, Bordeaux ou encore Strasbourg afin qu’ils nous rejoignent à la capitale », a assuré Sarah Chabut, « gilet jaune » de Bagnols-sur-Cèze (Gard) lors d’une conférence de presse. Les organisateurs appellent également « tous les gilets à se joindre à eux lors de leur passage dans les différentes villes d’étape ».

« Nous voulons un RIC sans restriction. Nous nous battons pour une justice fiscale et sociale, l’écologie et apporter notre soutien aux manifestants victimes de violences policières et de décisions de justice abusives », a expliqué la jeune femme, saisonnière.

« Marche pacifiste »

Condamné à 5 mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à l’épreuve notamment pour « violences envers des forces de l’ordre », Sébastien Paturel, a décidé d’arrêter de manifester pour rejoindre cette « marche pacifiste » et « montrer la fraternité et la solidarité du mouvement des "gilets jaunes" face à un gouvernement qui essaye de les diviser ». « Nous voulons qu’il y ait du "gilet jaune" tout le temps et partout », a ajouté le Perpignanais.

Avec des étapes de 25 à 35 km, « les marcheurs » qui seront hébergés et nourris sur leur parcours par des « gilets jaunes » disent également vouloir défendre l’environnement. « Macron n’a rien fait pour l’écologie et a déçu tout le monde », estime Michaël rappelant la phrase prononcée par le président de la République : « Make the planet great again ».