Grand débat national: Le tirage au sort pour les «conférences citoyennes» se fera à partir des listes téléphoniques

SOCIAL Les citoyens tirés au sort seront invités à « participer à une conférence régionale du vendredi au samedi pour réfléchir aux propositions et permettre d’avancer »

20 Minutes avec AFP

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La secrétaire d'Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon
La secrétaire d'Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon — LUDOVIC MARIN / AFP

Les participants aux futures « conférences citoyennes », qui doivent se tenir dans chaque région dans le cadre du grand débat national, seront tirés au sort à partir des bases de données des numéros de téléphone et non des listes électorales, a indiqué ce jeudi Emmanuelle Wargon. « On a regardé avec les "garants", avantages et inconvénients de plusieurs méthodes, et les "garants" nous suggèrent de ne pas prendre les listes électorales, mais de prendre les numéros de téléphone : nous allons respecter leurs propositions », a expliqué sur RTL la ministre chargée d’animer le grand débat national.

Début janvier, le Premier ministre, Edouard Philippe, avait annoncé des « conférences citoyennes régionales qui permettront à une centaine de Français, tirés au sort dans chaque région, à la fin du processus du débat, de pouvoir donner leur avis sur ce qu’ils ont entendu ». « Ces conférences citoyennes, elles auront bien lieu, dans chaque région en métropole et en outre-mer, et on en fera une transversale uniquement avec des jeunes », a détaillé Emmanuelle Wargon.

Des transversales avec des jeunes organisées

Pour « la deuxième quinzaine de mars », les citoyens tirés au sort seront invités à « participer à une conférence régionale du vendredi, fin de journée, au samedi, fin de journée, pour réfléchir aux propositions et permettre d’avancer », a-t-elle poursuivi.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, a pour sa part indiqué dans Le Parisien que, lors de chaque conférence citoyenne régionale, serait garanti « un quota de jeunes (de 16 à 25 ans), proportionnel à leur poids dans la population ».

« Ils ont des choses à dire, au-delà de leur avenir, ils s’intéressent au futur de notre société, ils auront envie de participer », a voulu convaincre Gabriel Attal. Emmanuelle Wargon a en outre annoncé que la Bibliothèque nationale de France (BNF) avait été sollicitée pour « aider à savoir comment numériser, traiter » et « archiver » l’ensemble des contributions recueillies sur les cahiers de doléances ouverts dans les mairies dans le cadre du grand débat. « On a posé deux principes très forts : le premier, c’est l’exhaustivité, et le deuxième, c’est la transparence », a assuré Emmanuelle Wargon.

Exhaustivité et transparence

« Ça veut dire que toute contribution sera lue et traitée lorsqu’elle arrive sur le site - par définition, c’est déjà numérisé et disponible pour traitement -, mais on a aussi la question des courriers : on reçoit une centaine de courriers par jour et on a près de 10.000 cahiers en mairie, et on est en train de discuter avec la BNF pour nous aider à savoir comment numériser, traiter tout ça », a-t-elle poursuivi.

« Tout sera rendu public ou disponible aux chercheurs, le seul critère entre public - c’est-à-dire en ligne - ou disponible aux (seuls) chercheurs étant notre capacité à anonymiser, parce que certains courriers décrivent des situations personnelles et les personnes qui nous écrivent n’ont pas forcément donné un consentement pour que leur courrier soit publié », a-t-elle encore précisé.