Nantes: Une brigade verte pour retrouver (et verbaliser) ceux qui laissent traîner leurs poubelles

PROPRETE Depuis le mois de janvier, six agents sont chargés de s'attaquer à la problématique des dépôts sauvages

Julie Urbach

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Illustration de déchets laissés sur la voie publique
Illustration de déchets laissés sur la voie publique — JPDN/SIPA
  • Dans le cadre de son plan propreté, la ville de Nantes a lancé sa brigade verte.
  • Les agents qui la composent sont chargés de sensibiliser les habitants aux bons gestes, mais aussi de verbaliser les contrevenants, à hauteur de 68 euros, depuis début mars.

Depuis début janvier, ils font de la prévention et de la sensibilisation aux bons gestes. Et à partir de cette semaine, ils commenceront à verbaliser. Alors que la ville de Nantes est confrontée à la problématique des dépôts sauvages, six agents viennent d’être recrutés pour tenter d’y remédier. Cette « brigade verte », lancée dans le cadre d’un grand plan propreté, est donc exclusivement dédiée à la traque de ces sacs-poubelle, vieux meubles ou autres encombrants. Depuis début mars, ceux qui les abandonnent au pied des immeubles ou parfois en pleine rue s’exposeront à une amende de 68 euros.

« Nous allons d’abord rappeler aux particuliers et aux professionnels qu’il existe des déchetteries, un service d’enlèvement des encombrants sur rendez-vous, ou encore des locaux "Ici tri" dans les immeubles gérés par Nantes métropole habitat », détaille Emilie Carrot, la responsable de cette brigade verte qui interviendra le week-end, tôt le matin ou tard le soir « selon les besoins. Une fois que l’information sera bien passée, alors nous verbaliserons si l’on constate des infractions. »

Emilie Carrot est la responsable de la brigade verte de Nantes
Emilie Carrot est la responsable de la brigade verte de Nantes - J. Urbach/ 20 Minutes

Concrètement, les agents pourront surprendre les personnes indélicates en flagrant délit, et notamment dans une trentaine de « points noirs » identifiés (mais non communiqués) par la mairie. Mais ils seront aussi autorisés à ouvrir les sacs-poubelle à la recherche d’indices, par exemple du courrier, afin de remonter jusqu’au propriétaire. « Nous prendrons alors des photos et un PV électronique sera envoyé, continue Emilie Carrot. Nous préviendrons ensuite le service de collecte pour que l’endroit soit nettoyé. » La méthode a déjà fait ses preuves dans certaines communes : à Bordeaux par exemple, 1.800 factures ont été dressées après identification, en 2016.

Nettoyage, cartons, pipis sauvages…

La mairie, qui parle d’un « cap de passé » en choisissant la verbalisation, compte sur d’autres actions pour améliorer la propreté de la ville. Elle annonce par exemple que six nouvelles rues (notamment la place du Pilori) seront choisies pour renouveler l’opération «Ma rue propre», au mois de juin.

Le sujet des cartons qui traînent dans les rues du centre-ville serait lui aussi en cours de résolution, puisque à partir du mois de mai, une équipe de quatre agents en camion interviendra sur une trentaine de « points d’apport volontaire ». Enfin, « trois nouveaux uritrottoirs seront installés en 2019 », en plus des « six nouveaux sanitaires automatiques, ouverts 24h/24 et gratuits » attendus d’ici à début 2020.