VIDEO. Marseille: La métropole lance son «grand débat local» sur le logement

LOGEMENT La métropole d’Aix-Marseille a lancé ses assises sur le logement, trois mois après l’effondrement de deux immeubles à Noailles

Adrien Max

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Certains immeubles de Marseille sont dans un état de délabrement très avancé.
Certains immeubles de Marseille sont dans un état de délabrement très avancé. — Adrien Max / 20 Minutes
  • La métropole d’Aix-Marseille lance des assises du logement et invite citoyens et associations à y participer.
  • L’association Un centre-ville pour tous y participera mais espère certains engagements préalables.

Faire participer la société civile. A l’image du pouvoir exécutif et de son « grand débat national », la présidente de la métropole d’Aix-Marseille, et du département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal a lancé les assises du logement sur le territoire métropolitain. Elle aussi souhaite faire participer le plus grand nombre pour faire émerger des idées novatrices en termes de logement à Marseille.

Et la tache est grande, comme l’a reconnu Jacques Ansquer, président de la banque alimentaire régionale, et chargé de mener à bien ces assises. « La problématique des logements en mauvais état est centrale puisque les statisticiens estiment à 60.000 logements dans cette situation sur le territoire métropolitain, et 40.000 rien qu’à Marseille. Mais le problème ne se réglera pas en un jour », a-t-il prévenu.

Propositions constructives et nouveaux outils

Habitants, associations, propriétaires, locataires, bailleurs sociaux, tous sont appelés à donner leur avis à travers des rencontres, un site internet, ainsi que par le biais d’un questionnaire. « Qu’est ce qui ne va pas, qu’est ce que vous voulez, les citoyens et les associations sont appelés à faire des propositions constructives, à proposer des nouveaux outils, que nous serons ensuite chargés de faire en concertation », a détaillé Jacques Ansquer.

Patrick Lacoste, de l’association un centre-ville pour tous se dit ouvert à la discussion. Mais certains points doivent être abordés auparavant. « Le PLUi, dans lequel aucune place au logement social n’est réservée, doit être révisé. Tout comme l’obligation de construction de 25.000 logements sociaux de la loi SRU, ou encore le plan Castaner qui prévoit la rénovation de 400 immeubles par an doivent être respectés. S’ils s’engagent sur ça, le jeu est clair », considère-t-il.

« La mise en place d’un plan local d’urbanisme prend deux ans »

Il craint néanmoins d’être consulté sans résultats. « Nous avons rencontré plusieurs fois les services de la métropole pour des ateliers sur le logement, juste avant le drame de la rue d’Aubagne, et nous n’avons toujours pas eu de retour sur ces discussions », regrette Patrick Lacoste.

Martine Vassal a prévu une enveloppe de 25 millions consacrés à la mise en place d’actions, et d’outils, à la suite de ces assises. Elles s’achèveront à la fin du mois de mars. « En général, la mise en place d’un plan local d’urbanisme prend deux ans », tempère Patrick Lacoste. La création d’un permis de louer dans l’hypercentre sera également abordée, même s’il n’interviendra pas, dans tous les cas, avant le mois de septembre.