Lyon: Mécontents de «voyager comme du bétail», les usagers du TER Bourg-Lyon lancent une pétition

TRANSPORTS La SNCF promet une amélioration dans les deux prochaines semaines

Caroline Girardon

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illustration de TER en Rhône-Alpes. XAVIER VILA/SIPA
illustration de TER en Rhône-Alpes. XAVIER VILA/SIPA — SIPA
  • Les usagers de la Ligne TER Lyon-Bourg ont lancé une pétition à destination de la SNCF.
  • Ils déplorent des trains bondés.
  • Certains coyageurs restent à quais tandis que les autres s'entassent dans les couloirs ou les toilettes. 

« L’abonnement ne garantit pas d’avoir une place assise mais de là à voyager dans les toilettes… » Sentiment d’incompréhension et de colère. Excédés, les usagers de la ligne TER Lyon-Bourg-en-Bresse ont lancé une pétition à destination de la SNCF.

En cause : les conditions de transport. Depuis le mois de décembre et les travaux engagés pour rénover la gare de la Part-Dieu, la situation serait devenue « catastrophique », selon Grégoire Cadoz, à l’origine de la pétition ayant recueilli 370 signatures.

« Ceux, qui ont la chance de monter à bord des trains, voyagent les trois quarts du temps debout »

Plus aucun train n’assure la laison directe entre Villars-les-Dombes et Lyon et ceux, qui ont été mis en place, n’ont pas la capacité pour absorber le nombre de voyageurs supplémentaires, déplorent les usagers.

« 30 % des trains ont été supprimés », expose Grégoire Cadoz. Et d’ajouter : « Il y a 3.000 personnes à faire rentrer en heure de pointe. Certains d’entre nous ne peuvent pas monter à bord des trains et sont obligés de rester sur le quai. Ceux qui ont la chance d’y parvenir, voyagent les trois quarts du temps debout, et même dans les toilettes ».

« Les conducteurs et les contrôleurs s’en excusent mais on sait qu’ils n’y sont pour rien, poursuit cet usager de la ligne. Ce matin [lundi], deux trains avaient mis en heure en pointe. Cela n’a pas suffi. A la moitié du trajet, il n’y avait déjà plus de places assises. C’est chacun pour soi. On se retrouve entassés à 200 dans un espace très confiné. On a l’impression de voyager comme du vulgaire bétail ».

Du mieux d’ici une semaine ou deux, selon la SNCF

L’an dernier la SNCF avait envisagé de supprimer cette ligne TER, qualifiée de « malade » avant que les politiques régionaux ne s’en mêlent. « On pense que l’objectif est de dégoûter à terme les usagers afin qu’ils se rabattent sur la ligne Lyon-Ambérieu ou sur d’autres moyens de transport, comme la voiture », analyse Grégoire Cadoz.

Des accusations que réfute la SNCF. Contactée à ce sujet, elle indique que la situation est exceptionnelle. « Depuis fin décembre, nous avons dû faire face à de nombreuses intempéries ou incidents. La semaine dernière, nous avons eu quatre accidents de personnes, ce qui nuit à la qualité du service », répond la direction, précisant qu’un nombre important de wagons sont en maintenance. « Les difficultés devraient se résorber d’ici une semaine ou deux », promet-elle.