«Gilets jaunes» à Morlaix: Quatre interpellations et un policier blessé lors de «l’acte 12»

MOBILISATION Des manifestants ont tenté de forcer un barrage policier près de la sous-préfecture ce samedi à Morlaix (Finistère)

20 Minutes avec AFP

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Manifestation de «gilets jaunes» à Morlaix le 2 février 2019.
Manifestation de «gilets jaunes» à Morlaix le 2 février 2019. — FRED TANNEAU / AFP

[Edit] L'article a été modifié à 20h10 après la mise à jour du bilan par la préfecture du Finistère

Manifestation mouvementée ce samedi à Morlaix (Finistère). Un policier a été blessé et quatre personnes ont été interpellées lors de l’acte 12 de la mobilisation des « gilets jaunes »., émaillé de quelques heurts à proximité de bâtiments publics.

Dans un premier temps, la préfecture du Finistère avait fait état de deux policiers blessés. Dans un communiqué diffusé en fin de journée, elle a évoqué «un policier blessé et quatre autres contusionnés» et mentionné «quatre manifestants interpellés, dont l'agresseur du policier blessé».

«Soutien à nos blessés, stop aux mutilations»

Plusieurs centaines de «gilets jaunes» s'étaient rassemblés à la mi-journée sous un grand soleil dans le centre de Morlaix pour réclamer la démission du président Emmanuel Macron, davantage de «pouvoir d'achat», mais aussi la fin des «violences policières», ont constaté des journalistes de l'AFP.

Parmi les manifestants, certains portaient des bandages sur la tête ou avaient les membres tâchés de rouge, pour symboliser les violences policières. «Soutien à nos blessés, stop aux mutilations», pouvait-on lire sur une pancarte.

«Macron démission, Macron démission», ont scandé les manifestants en rejoignant le centre-ville en début d'après-midi, à l'occasion de cette 12e journée de mobilisation. Plusieurs vitrines étaient protégées par des panneaux en bois.

Face à face entre forces de l'ordre et manifestants

Les premiers incidents ont éclaté à proximité de la sous-préfecture, lorsque des manifestants ont lancé des projectiles en direction des forces de l'ordre qui protégeaient l'accès au bâtiment, et tenté de forcer le barrage. Les policiers ont aussitôt répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène.

Le face à face entre forces de l'ordre et manifestants s'est poursuivi dans différents lieux de la ville, notamment à proximité de l'Hôtel des impôts et du commissariat.

La préfecture du Finistère a dénoncé «une journée de violences contre les policiers». «Des manifestants étaient présents avec la volonté délibérée de s'en prendre aux bâtiments publics (sous-préfecture, commissariat, centre des impôts) et aux forces de l'ordre», a-t-elle affirmé évoquant «une tentative d'intrusion» au commissariat. Elle a fait état de «nombreux jets de projectiles, d'engins explosifs».

«En fin de journée, des agents municipaux ont été également pris à partie par des "gilets jaunes" alors qu'ils rouvraient la circulation», selon la préfecture.

Rencontrée au début du rassemblement, Marie-Lou, 66 ans, nez rouge au milieu du visage, appelait à la «non violence». «Il faudrait que tout le monde se mette un nez rouge, tout irait mieux».