Occitanie : Il n’y aura pas de fusion des rectorats de Montpellier et Toulouse

AMENAGEMENT TERRITORIAL Le ministère de l’Education nationale a renoncé à fusionner les rectorats de Montpellier et Toulouse, comme le demandaient les acteurs locaux

Jérôme Diesnis

— 

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.
Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. — Jacques Witt/SIPA
  • Le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, a confirmé devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale la non-fusion des rectorats de Montpellier et Toulouse.
  • Une décision liée à la taille de la région Occitanie, l’une des plus vastes de France, à ses particularités et au dynamisme de ses deux métropoles.

Les villes de Montpellier et Toulouse font bien partie de la même région, mais les deux académies vont continuer à coexister. Le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, l’a confirmé devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale. « J’avais rappelé au ministre à plusieurs reprises lors de nos rencontres que je serai très vigilante au respect de l’équilibre territorial en maintenant les deux sites, à effectifs de personnel constant, ainsi qu’au maintien des bureaux territoriaux dans les départements », savoure Carole Delga

La présidente (PS) de la région Occitanie a régulièrement évoqué la spécificité de la région avec ses deux métropoles pour s’opposer à l’idée d’une fusion des deux rectorats, un temps envisagé par l’Etat.

La deuxième région la plus vaste de France avec deux métropoles dynamiques

L’Occitanie est la deuxième région la plus vaste de France et bénéficie d’une croissance démographique parmi les plus importantes de France autour de ses deux métropoles.

« Je souhaite que nous puissions poursuivre en Occitanie, le partenariat exemplaire et innovant que nous avons noué avec les deux rectorats pour assurer l’égalité des chances et la réussite des lycéens et apprentis, expliquait Carole Delga en mai. Nous le devons à une proximité avec les acteurs et un dialogue constant avec eux. L’Etat doit donc être exemplaire dans la réorganisation du service public de l’Education nationale. »