Lyon: Trois chefs d'entreprise mis en examen après une escroquerie informatique qui a fait 8.000 victimes

ARNAQUE Trois hommes, interpellés dans le Rhône, ont été mis en examen jeudi pour « escroquerie et blanchiment en bande organisée », dans le cadre d’une enquête sur des fraudes aux réparations informatiques

20 Minutes avec AFP

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Cette escroquerie a fait 8000 victimes, selon le parquet de Paris. Illustration.
Cette escroquerie a fait 8000 victimes, selon le parquet de Paris. Illustration. — AFP/CEOP/HO
  • Lors des perquisitions menées dans le cadre de cette affaire d’escroquerie informatique, les enquêteurs ont procédé à des saisies à hauteur de 1,9 million d’euros.
  • La fraude consistait à faire apparaître de façon inopinée, lors d’une navigation sur internet, un message de sécurité « ayant les apparences d’une fenêtre d’alerte, opérant le blocage de l’ordinateur ».
  • Pour régler le problème, les victimes étaient invitées à appeler un technicien qui facturait sa fausse intervention entre 200 et 500 euros.

Des milliers de victimes sont tombées dans leur piège. Trois chefs d’entreprise lyonnais ont été mis en examen jeudi, notamment pour «  escroquerie et blanchiment en bande organisée », dans le cadre d’une enquête sur des fraudes aux réparations informatiques. Un piratage qui a fait 8.000 victimes, a indiqué vendredi le parquet de Paris dans un communiqué.

Interpellés mardi, ces trois hommes ont été présentés jeudi à un juge d’instruction parisien qui les a aussi mis en examen pour « introduction frauduleuse de données dans un système de traitement automatisé de données » et « entrave au fonctionnement » d’un tel système. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Escroquées au cours de leur navigation internet

Lors des perquisitions menées dans le cadre de cette affaire, les enquêteurs ont procédé à des saisies à hauteur de 1,9 million d’euros. Une enquête avait été ouverte dès mars 2018 alors que les victimes ont été « identifiées pour la plupart grâce au dispositif national d’assistance aux victimes de cybermalveillance (www.cybermalveillance.gouv.fr) », ajoute le parquet, confirmant une information révélée par Le Parisien.

La fraude consistait à faire apparaître de façon inopinée, lors d’une navigation sur internet, un message de sécurité « ayant les apparences d’une fenêtre d’alerte, opérant le blocage de l’ordinateur ». « Invitées à contacter un numéro qui s’affiche à l’écran, les victimes [étaient] alors mises en relation avec un individu se présentant comme un technicien. »

Ce dernier parvenait alors à prendre le contrôle de l’ordinateur à distance, et réclamait, à l’issue de son intervention, « le règlement par virement ou par carte bancaire, d’une somme généralement comprise entre 200 et 500 euros ».