Pouvoir d'achat: Les retraités à nouveau mobilisés ce jeudi

ECONOMIE A Paris, un rassemblement est prévu à 14h30 place d’Italie avant un défilé en direction du ministère des Finances…

20 Minutes avec AFP
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Manifestation des retraités à Nantes contre la politique du gouvernement, le 9 octobre 2018.
Manifestation des retraités à Nantes contre la politique du gouvernement, le 9 octobre 2018. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Les retraités manifesteront ce jeudi partout en France à l’appel d’une intersyndicale pour dénoncer les « attaques » du « gouvernement contre leur pouvoir d’achat » et réclamer l’annulation de la hausse de la CSG pour l’ensemble des retraités, ainsi qu’une revalorisation des pensions. « Rendez-nous notre pouvoir d’achat », voilà le message à faire passer à Emmanuel Macron, selon les neuf organisations (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, FSU-Retraités, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble et solidaires) à l’origine de cette journée d’action, la sixième depuis septembre 2017.

A Paris, un rassemblement est prévu à 14h30 place d’Italie (XIIIe arrondissement) avant un défilé en direction du ministère des Finances (12e arr), où une délégation doit être reçue dans la matinée par le secrétaire d’État en charge de la Fonction publique, Olivier Dussopt.

Des annonces en au mouvement des « gilets jaunes »

« Les retraités en ont marre d’être considérés comme des charges pour la nation » alors qu’ils ont « cotisé pour obtenir une retraite », s’est indigné Benoît Jayez (FO), lors d’une conférence de presse.

Pour Pascal Santoni (CGT), Emmanuel Macron « néglige les retraités » sauf quand il s’agit de « prendre dans leur poche », a-t-il déploré auprès de l’AFP, dénonçant les « mauvais cadeaux » faits aux séniors.

En décembre, le président a pourtant annoncé, en réponse au mouvement des « gilets jaunes », l’exemption de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros par mois tous revenus confondus. Ainsi, 70 % des retraités ne seront pas assujettis à la hausse de cet impôt - entrée en vigueur en janvier 2018 pour compenser la suppression des cotisations maladie et chômage des salariés du privé -, contre 40 % avant, selon le gouvernement.

Mais la sous-revalorisation des pensions, de 0,3 % en 2019, bien en deçà de l’inflation attendue à 1,7 % par la Banque de France, a elle été maintenue, après cinq ans de gel ou quasi-gel des pensions. En outre, les retraités assujettis à une hausse de la CSG en 2018 et exemptés pour 2019 la paieront encore durant les premiers mois de l’année avant d’être remboursés.

Mercredi, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn a assuré à l’Assemblée nationale que « le remboursement du trop perçu à partir de janvier » serait versé « sur la pension de retraite du mois de mai ».