«Gilets jaunes» à Quimper: Le préfet veut faire payer les organisateurs pour les dégâts

MANIFESTATION Des violences ont éclaté samedi dans la préfecture du Finistère...

Jérôme Gicquel

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De violents heurts ont éclaté samedi à Quimper entre manifestants et forces de l'ordre.
De violents heurts ont éclaté samedi à Quimper entre manifestants et forces de l'ordre. — Fred Tanneau / AFP

Après les débordements et les dégradations survenus samedi à Quimper pour l’acte 11 des « gilets jaunes », la préfecture cherche des responsables. « Les services de police procèdent à l’analyse de l’ensemble des éléments, notamment vidéo, en vue d’engager des poursuites contre les auteurs de ces violences », souligne Pascal Lelarge, préfet du Finistère, dans un communiqué.

Il pourrait se retourner contre les organisateurs de la manifestation, qui se voulait « pacifique ». Le préfet indique ainsi avoir « signalé au parquet de Quimper les défaillances constatées dans l’organisation de la manifestation, afin de déterminer les responsabilités en vue d’obtenir réparation du préjudice, humain et matériel, subi par l’État ».

Cinq policiers blessés dans les affrontements

La manifestation régionale des «gilets jaunes» avait pourtant démarré dans une ambiance bon enfant samedi à Quimper (Finistère) où 1.200 personnes environ étaient rassemblées. Mais la situation a dégénéré en fin d’après-midi avec des heurts qui ont éclaté aux abords de la préfecture.

Des bouteilles et des fumigènes ont été jetés sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des lances à eau et des grenades lacrymogènes. Selon un bilan de la préfecture, cinq policiers ont été blessés. Au cours de la manifestation, plusieurs manifestants équipés de matraques télescopiques et de manches de pioche ont été arrêtés.