VIDEO. «Gilets jaunes» à Montpellier: Le préfet pointe l’extrême gauche à l’origine des violences

MANIFESTATION Le préfet de l’Hérault a accusé deux groupes d’anarchistes de semer le chaos lors des manifestations des « gilets jaunes » chaque samedi à Montpellier…

Jerome Diesnis

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Depuis la fin décembre, chaque manifestation des
Depuis la fin décembre, chaque manifestation des — Xavier Malafosse/SIPA

Le préfet de l’Hérault Pierre Pouëssel a accusé deux groupes issus de la mouvance d’extrême gauche d’être à l’origine des scènes d’émeutes urbaines en marge des manifestations des « gilets jaunes », chaque samedi depuis un mois.

« Il faut se parler, débattre et isoler au maximum les casseurs. Il y a un nouveau groupe qui vient d’apparaître qui s’appelle le parti communiste maoïste, explique-t-il. C’est une particularité locale qui s’adosse à un groupuscule qui s’appelle l’armée révolutionnaire marxiste. Ces gens se mettent en tête de la manifestation non déclarée des "gilets jaunes". Ils prennent la tête de la manif et sont à l’offensive contre les forces de l’ordre. »

28 policiers et neuf gendarmes blessés

Lors de ses vœux à la presse, le représentant de l’Etat dans le département a estimé que « les forces de l’ordre, contrairement à ce que l’on dit, font un usage de la force extrêmement proportionné et contrôlé ». Il a par ailleurs dénoncé le nombre de représentants de l’ordre blessés depuis la fin décembre lors des heurts à Montpellier : 28 policiers et neuf gendarmes.

Pierre Pouëssel, qui ne veut pas « mélanger "gilets jaunes" et casseurs de tendance extrême gauche. On les connaît bien. Ils sont entre 150 et 200, voire 300 comme samedi dernier lorsqu’ils sont renforcés par des personnes venues du Gard et de Lyon exprès pour en découdre ».