Compteurs Linky: L'UFC-Que choisir saisit le Conseil d'Etat

ELECTRICITE L’association demande une accélération de la mise en place de l’écran « déporté », qui permet d’afficher la consommation en temps réel dans toute la maison…

20 Minutes avec AFP

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L'association demande l'affichage en temps réel de la consommation de chaque foyer.
L'association demande l'affichage en temps réel de la consommation de chaque foyer. — ALLILI MOURAD/SIPA

Le compteur Linky devant le Conseil d’Etat. L’UFC-Que choisir a annoncé ce mardi avoir saisi la plus haute juridiction administrative pour dénoncer le retard de la mise en œuvre de l’affichage en temps réel de la consommation électrique pour les ménages précaires équipés du compteur communicant Linky.

L’association de défense des consommateurs souligne que « la date butoir pour la mise en place gratuite des afficheurs déportés pour les ménages précaires, exigée par la Loi de transition énergétique, a expiré depuis près d’un mois ». Cet affichage « déporté » (avec un écran installable dans n’importe quelle pièce) doit aider certains particuliers à suivre en direct leur consommation et ainsi les inciter à mieux maîtriser leur consommation.

La rémunération d’Enedis pointée du doigt

Selon l’UFC-Que choisir, la mise en place de l’afficheur a déjà été repoussée d’un an et reste désormais soumise à la publication d’arrêtés qui n’ont toujours pas été publiés par le gouvernement. « L’UFC-Que choisir passe donc à l’action en saisissant le Conseil d’Etat pour enjoindre l’Etat d’adopter dans les plus brefs délais les textes manquants », écrit-elle.

Par ailleurs, l’association demande également au ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, « qu’il informe (enfin !) sur les suites données aux travaux engagés en juin 2018 » par son prédécesseur Nicolas Hulot. Ce dernier avait à l’époque dit étudier « les possibilités d’évolution des modalités de rémunération » de l’entreprise Enedis pour la pose des Linky.

Il s’appuyait sur un rapport de la Cour des comptes, qui rappelait que le déploiement du compteur coûterait 5,4 milliards d’euros et jugeait les conditions de rémunération d’Enedis « généreuses ».