« Gilets jaunes » dans le Gard et l’Hérault : Le projet un peu fou d’une chaîne jaune de Nîmes à Montpellier

«GILETS JAUNES» Le projet d’une chaîne jaune reliant ce dimanche Nîmes à Montpellier a été déposé dans les préfectures de l’Hérault et du Gard…

Jérôme Diesnis
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Des manifestants portant des gilets jaunes le 20 janvier 2019 à Paris
Des manifestants portant des gilets jaunes le 20 janvier 2019 à Paris — MUSTAFA SEVGI/SIPA
  • Le projet d’une chaîne jaune ralliant Nîmes à Montpellier, via la nationale 113, a été déposé en préfecture.
  • Les organisateurs veulent montrer la force du mouvement, rendre hommage à leurs « morts et blessés » et manifester pacifiquement pour leurs revendications.

C’est le projet un peu fou du week-end. Sur les réseaux sociaux, un groupe de « gilets jaunes » a lancé, il y a deux semaines, l’idée d’organiser ce dimanche une chaîne jaune entre Montpellier et Nîmes. Un projet très ambitieux entre les deux villes voisines du Gard et de l’Hérault que les organisateurs ont déclaré en préfecture. Le préfet du Gard rappelle aux organisateurs « qu’ils se sont « engagés à prendre toutes les dispositions pour assurer le bon déroulement jusqu’à complète dispersion ». Leur responsabilité serait engagée en cas d’incident ou d’accident. »

La chaîne doit partir du parking du stade des Costières de Nîmes, jusqu’à la place de la Comédie à Montpellier. Elle doit emprunter les villes et villages reliant les deux préfectures, situés le long de la route nationale 113. Soit une cinquantaine de kilomètres… Si la chaîne est ininterrompue, ce sont environ 25.000 personnes - compte tenu des proportions du corps humain, qui devraient être mobilisées à partir de midi.

Répétition samedi aux arènes

Le chiffre sera très difficile à atteindre. Les organisateurs affichent néanmoins leur confiance. « Chaque personne mobilisée dans les villages traversés n’aura qu’à sortir de chez elle et nous rejoindre, explique Nicolas Demetre, l’un des organisateurs. Nous aurons des référents kilomètre par kilomètre, les personnes mobilisées pourront donc se mettre n’importe où sur le parcours. La où les gens s’arrêtent, les autres n’auront qu’à se mettre à la suite ».


Le but est évidemment de montrer que le mouvement des « gilets jaunes » ne faiblit pas et « de rendre hommages à nos tués et blessés ». Mais aussi de « rallier aussi ceux qui partagent les revendications sans pour autant manifester et qui ont l’occasion de se retrouver et porter leur voix pacifiquement ». Pour une mobilisation maximale, une autre chaîne jaune a entouré les arènes de Nîmes, samedi. Dans une sorte de répétition générale.