Emmanuel Macron le 24 janvier 2019.
Emmanuel Macron le 24 janvier 2019. — Mahoudeau Clement-POOL/SIPA

AUTOMOBILISTES

Limitation de vitesse à 80 km/h: «Je n'y suis pour rien, c'est mon Premier ministre et c'est une connerie», aurait dit Macron

C’est ce qu’aurait affirmé Emmanuel Macron à Laurent Wauquiez en tête-à-tête, selon l'entourage du président de LR. Des propos démentis par l'Elysée...

A la sortie de leur entretien de jeudi, aucune déclaration officielle n’avait été faite devant les médias. Mais les entourages d’Emmanuel Macron et de Laurent Wauquiez se sont, depuis, épanchés sur les sujets évoqués lors de cette rencontre inédite de cinquante minutes entre le chef de l’Etat et le président de LR.

 

« Depuis deux ans, on a l’impression que vous avez tourné le dos aux territoires. Je n’ai aucune réponse sur les petites lignes ferroviaires » et « au lieu de mettre de l’argent sur les moyens de transport vous nous mettez les 80 km/h », avait accusé Laurent Wauquiez pendant le débat qui a suivi cette rencontre.

« Ce n’est pas à la hauteur d’un chef de parti »

Auparavant, lors de son tête-à-tête avec le chef de l’Etat, le président de LR lui aurait déjà fait part de ses critiques sur cette mesure impopulaire. « Les 80 km/h, je n’y suis pour rien, c’est mon Premier ministre. C’est une connerie, ce n’était pas dans mon programme », aurait répondu Emmanuel Macron selon l’entourage de Laurent Wauquiez cité par BFMTV, des propos également rapportés par le Parisien.

Ils ont cependant été démentis par l’Elysée auprès de BFMTV : « Le président a déjà parlé dix fois des 80 km/h, il n’est pas du genre à se défausser sur qui que ce soit », a répondu un proche d’Emmanuel Macron, lançant à l’adresse de Laurent Wauquiez : « Ce n’est pas à la hauteur d’un chef de parti. »

Lors du lancement dans l’Eure du grand débat national le 15 janvier, le chef de l’Etat s’est déclaré ouvert à des aménagements pour faire en sorte que celle-ci soit « mieux acceptée », marquant ainsi un possible revirement de l’exécutif sur cette mesure défendue par Edouard Philippe.