Toulouse: Une religieuse accusée d'agressions sexuelles commises il y a 38 ans

SOCIETE Une ancienne collégienne d’un établissement catholique de la Haute-Garonne, aujourd’hui âgée de 52 ans, accuse une religieuse d’attouchements sexuels selon France 3 Occitanie…

B.C.

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Une religieuse avec son rosaire. (Illustration)
Une religieuse avec son rosaire. (Illustration) — Anthony Wahl/AP/SIPA

Une religieuse de 68 ans, ayant exercé dans l’établissement scolaire l’Annonciation, à Seilh, au nord-ouest de Toulouse, est visée par des accusations d’agressions sexuelles. Les faits remonteraient à presque quatre décennies.

C’est une ancienne collégienne, aujourd’hui âgée de 52 ans, qui a confié à France 3 Occitanie avoir subi des attouchements alors qu’elle était âgée de 14 ans. A l’époque, elle aurait aussi été victime de brimades et de harcèlement moral de la part de la sœur dominicaine.

Une expérience qui aurait affecté la jeune fille psychologiquement. Son traumatisme a rejailli récemment lorsque la religieuse est venue prendre sa retraite dans la commune où demeure celle qui fut son élève.

Dans cette affaire, la victime présumée n’a déposé aucune plainte, mais a demandé au diocèse de Toulouse le déplacement de la religieuse. Cette dernière nie son côté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.

Religieuse déplacée temporairement

L’archevêque a reçu la plaignante et a « trouvé sa parole forte et cohérente », mais précise que « seule la justice peut à présent décider si les faits sont avérés ou non et s’il y a une éventuelle prescription ».

Monseigneur Le Gall souligne par ailleurs dans un communiqué que les sœurs Dominicaines du Saint Nom de Jésus ont indiqué avoir fait un signalement à la justice. De son côté, il assure avoir lancé les démarches canoniques : toutes les instances ont été saisies jusqu’à Rome, dont dépendent directement les sœurs dominicaines.

Par mesure « prudentielle », la religieuse a été déplacée temporairement le temps de l’instruction « ce qui ne veut pas dire que cette sœur est coupable », précise le diocèse qui invite la victime présumée à porter plainte.