Incendie volontaire à la Part-Dieu: Le suspect hospitalisé d'office en psychiatrie

ENQUETE Samedi matin, un homme de 38 ans avait été interpellé à Lyon après avoir mis le feu à sa voiture, contenant des bonbonnes de gaz, dans le parking de la Part-Dieu. Le centre commercial avait dû être évacué…

Elisa Frisullo

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La police judiciaire est chargée de l'enquête. Illustration.
La police judiciaire est chargée de l'enquête. Illustration. — SIPA
  • Un homme de 38 ans a mis le feu à sa voiture contenant des bonbonnes de gaz vides samedi matin dans le parking de la Part-Dieu.
  • Au lendemain de cet incendie criminel qui a nécessité l’évacuation et la fermeture du centre commercial, la piste de l’acte désespéré d’un déséquilibré semble la plus probable.
  • Dimanche après-midi, la garde à vue du suspect, jugée incompatible avec son état de santé, a été levée.

La piste d’un acte terroriste semble s’éloigner. Au lendemain de l’incendie volontaire survenu dans le parking du centre commercial de la Part-Dieu, dans le IIIe arrondissement de Lyon, l’hypothèse d’un geste désespéré perpétré par un déséquilibré semble la plus probable. Dimanche après-midi, le suspect arrêté samedi dans le cadre de cette affaire a été hospitalisé d’office en milieu psychiatrique. Sa garde à vue a été levée, son état de santé ne permettant pas la poursuite de cette procédure, a indiqué le parquet de Lyon.

Ce 19 janvier, vers 10h20, cet homme de 38 ans avait été interpellé dans le parking des Cuirassiers après avoir mis le feu à sa voiture dans laquelle trois bonbonnes de gaz vides avaient été trouvées. Le suspect, arrêté en possession d’un pistolet Airsoft, avait appelé les forces de l’ordre et avait indiqué sa position avant de passer à l’acte. Une soixantaine de pompiers avaient été mobilisés pour maîtriser le feu du véhicule, en partie ravagé.

Un homme inconnu des services spécialisés pour la radicalisation

Le centre commercial, déjà très fréquenté en cette période de soldes, avait dû être évacué et est resté fermé une grande partie de la matinée de samedi avant de rouvrir normalement dans la journée.

« L’intéressé n’est pas connu des services spécialisés pour radicalisation, a précisé ce dimanche le parquet de Lyon, qui avait simplement avisé samedi le parquet antiterroriste. Sans emploi et sans domicile fixe, il n’invoque aucun motif religieux ou politique à l’appui de son geste ».

Le suspect, qui aurait fait l’objet d’une hospitalisation en psychiatrie en 2016 selon le procureur de la République de Lyon Nicolas Jacquet, a expliqué avoir agi par désespoir. Lors de sa garde à vue, le trentenaire a également indiqué aux hommes de la direction interrégionale de la police judiciaire chargés de l’affaire « avoir entendu des voix l’incitant à commettre un crime », précise le parquet.

Présenté lundi au parquet

L’homme, qui devait être présenté lundi au parquet de Lyon, en vue d’une ouverture
d’information judiciaire, a finalement fait l’objet d’une hospitalisation d’office, après avoir fait l’objet d’un examen psychiatrique, a précisé dimanche en fin de journée le procureur de la République.