Service national universel: Expérimentation lancée dans 13 départements avec 3.000 volontaires en juin

VOLONTARIAT Cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron va être lancée dans 13 départements pilotes...

20 Minutes avec AFP

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Edouard Philippe avait lancé une grande consultation sur le service national universel, le 13 septembre 2018 à Avignon.
Edouard Philippe avait lancé une grande consultation sur le service national universel, le 13 septembre 2018 à Avignon. — Boris HORVAT / AFP

Le service militaire, formule 2019, est arrivé ! 3.000 jeunes volontaires vont expérimenter dès juin prochain le futur Service national universel (SNU). Cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron va être lancée dans 13 départements pilotes avec au programme : chant de la Marseillaise, formation aux premiers secours, ateliers autour de valeurs républicaines, courses d’orientation, etc...

Pour permettre de mieux dessiner ses contours, le gouvernement va appeler dès cette année quelque 200 jeunes volontaires, âgés de 16 ans, dans chacun des « 13 départements pilotes », à effectuer une première phase sur la base du volontariat, a annoncé le secrétaire d’Etat Gabriel Attal. A terme, le Service national universel doit s’organiser en deux temps : une phase allant jusqu’à un mois obligatoire, pour les jeunes de 16 ans, puis une phase facultative d’une durée de trois à douze mois.

C’est au mois de mars que seront recrutés les premiers volontaires. « J’ai demandé aux préfets de cartographier la jeunesse de leur département pour que participent à la fois des jeunes scolarisés, des apprentis, des décrocheurs, des jeunes en situation de handicap », a indiqué Gabriel Attal. Ils seront envoyés dans un des départements pilotes dans la deuxième quinzaine du mois de juin. Au terme de cette quinzaine, une cérémonie républicaine sera célébrée.

Quid du service obligatoire ?

La journée commencera par « le salut au drapeau et le chant de l’hymne national ». « Ce moment de communion républicaine est important », a souligné le secrétaire d’Etat. En uniforme, les jeunes seront hébergés dans des internats ou bâtiments de l’armée et encadrés par des militaires et des éducateurs rémunérés. Ils seront formés aux premiers secours, aux réactions à avoir en cas d’attentat ou de catastrophe naturelle, et recevront des modules sur la protection de l’environnement ou les valeurs de la République.

Un bilan de santé et des tests de français leur seront aussi proposés. Le ministre souhaite que soient privilégiés les débats et jeux de rôle, mais aussi des activités « à l’extérieur », comme des parcours en forêt, des courses d’orientation, des franchissements d’obstacles.

Quant au calendrier de mise en place d’un service obligatoire, il n’est pas encore tranché. Le rapport du général Daniel Ménaouine, qui a servi de base au projet, propose qu’il soit effectif au plus tard en 2026. « Nous travaillons à des scénarios qui nous permettent d’aller un peu plus vite », souligne encore Gabriel Attal.