Des légumes du potager contre un gâteau-maison. Le troc, c'est un bon plant.
Des légumes du potager contre un gâteau-maison. Le troc, c'est un bon plant. — Pixabay

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Le troc, ce truc qui revient à la mode

Vielle pratique, mais nouvelles formes, le troc est remis au goût du jour, notamment sur les réseaux sociaux comme en témoignent les internautes de « 20 Minutes »…

  • Le troc, forme d’échange ancestrale, connaît une nouvelle jeunesse, notamment grâce aux réseaux sociaux
  • Il reste une pratique encore émergente et peu répandue.
  • Ceux et surtout celles qui le pratiquent sont enthousiastes sur la convivialité, l’écologie et la vertu de cette économie circulaire.

Certes, face aux supermarchés et achats en ligne, le troc reste une pratique émergente, comme en témoigne le petit nombre de commentaires reçus sur notre le site, et notre page  Facebook. Mais ceux qui l’ont expérimenté en redemandent et ceux qui ne l’ont pas encore pratiqué espèrent bien s’y mettre. Et si le troc, c’était le nouveau truc chic ?

Ils troquent et ils aiment

À Saint-Etienne, Océane est « inscrite sur un groupe Facebook de trocs et de dons. » Elle a troqué « des livres de techniques de peinture et de dessins et des livres pour enfants, après une prise de rendez-vous via Messenger. » Une expérience positive « même s’il y a eu de nombreux désistements au départ. ». Le supplément d’âme ? « Je trouve cette pratique très conviviale, cela permet de parler avec des personnes qui habitent près de chez nous, cela fait du bien dans cette société de plus en plus individualiste. Et en plus, on fait des économies. ». Tout bénef’, donc.

Même enthousiasme du côté de la Creuse, avec Pauline. « Ici, nous avons deux groupes Facebook où chacun poste ce qu’il a à donner ou à échanger. On se donne vêtements, livres, jouets ; on s’échange aussi des graines de légumes, de fleurs, des plantes vivaces. On s’entraide. »

Et cela va plus loin : « Des marchés gratuits sont organisés plusieurs fois dans l’année. On dépose ce dont on ne se sert plus (jouets, habits, meubles…) dans une salle des fêtes et on prend ce qu’on veut. Le midi, on partage un repas ensemble. » Ici, les réseaux sociaux favorisent l’entraide mais résolvent aussi les problèmes d’éloignement géographique : « Médecin, pharmacie, supermarché, tout est à 18 kilomètres. »

Dans l’Hérault, selon Lauly, on ne dit pas marché gratuit, mais « gratiféria ». « Organisée chaque mois, tout y est en don. » Les réseaux sociaux sont aussi mis à contribution : « Je fais partie d’un groupe de don du 34. Nous offrons ce qu’on n’utilise plus, je fais beaucoup de dons, du vêtement au lave-vaisselle. Perso, j’ai récupéré une brosse soufflante que j’adore ! » Ça décoiffe !

Katiouch et Salsa viennent également nourrir notre papier : l’une échange « un pot plein de confiture contre 10 pots vides », « du gibier contre de la terrine », « des tomates contre des poireaux », l’autre en Loire-Atlantique « une boîte de chocolats en trop de Noël contre un vêtement pour enfants ».

D’autres restent sur leur faim, niveau troc.

Ils aimeraient troquer mais…

D’autres témoignent surtout de leur envie, qu’ils aimeraient transformer en réalité : « J’ai essayé le troc sur les sites d’échange immobilier, Le Bon Coin et Marketplace, ça ne marche pas, les gens ne sont pas encore habitués ! » regrette Rebelle Bélita.

« Bonne pratique qui devrait prendre de l’essor afin de  limiter la surconsommation » selon Christine, « économie circulaire parfaite » pour Françoise, « ça permet de respecter la planète » selon Pascaline. Les compliments fusent, de la part de ces troqueuses non pratiquantes faute de structure. « Rethel, quand est-ce qu’on en fait un ? », lance Pascaline à son village dans les Ardennes, en commentaire Facebook.

Convivial, pratique, économique, écologique, facilité par les réseaux sociaux, et plutôt féminin aussi, le troc reste encore visiblement assez timide. Le trac ?