«Gilets jaunes»: Lancement d'une pétition en ligne pour le référendum d'initiative citoyenne

SOCIAL Pour une mise en place du RIC, « une baisse sérieuse de toutes les taxes […] sur les produits de première nécessité », et « une baisse significative de toutes les rentes, salaires […] des élus et hauts fonctionnaires »…

20 Minutes avec AFP
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Des — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Une pétition en ligne pour réclamer notamment la mise en oeuvre d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC), revendication-phare des « gilets jaunes », a été lancée par une des figures du mouvement en région parisienne. Mise en ligne lundi, la pétition baptisée « Un référendum pour le RIC, la baisse des taxes de première nécessité et des salaires des élus » rassemblait quelque 22.000 signatures ce mercredi aux alentours de 14 heures.

Une première pétition « pour une baisse des prix du carburant à la pompe » lancée à l’automne par Priscilla Ludosky avait dépassé le million de signataires fin novembre et s’était imposée comme un des actes fondateurs de la mobilisation des « gilets jaunes », qui fait vaciller le gouvernement depuis le 17 novembre.

Deuxième pétition la plus signée sur change.org 

Ce texte était devenu la deuxième pétition la plus signée depuis l’ouverture en 2012 de la plateforme change.org en France, derrière celle lancée contre la loi travail en 2016 par Caroline de Haas (1,3 million de signataires).

Dans cette nouvelle pétition, Priscillia Ludosky demande l’organisation d’un référendum autour de trois propositions : la mise en place du RIC, « une baisse sérieuse de toutes les taxes et impôts sur les produits de première nécessité (énergie, logement, transports, produits alimentaires, vêtements) », ainsi qu'« une baisse significative de toutes les rentes, salaires, privilèges et retraites courantes et futures des élus et hauts fonctionnaires ».

Mardi, le président Emmanuel Macron a lancé le grand débat national, sa réponse politique à la crise des « gilets jaunes », avec un échange-marathon de près de sept heures avec 653 maires normands, qui témoignaient des « fractures » françaises.