«Gilets jaunes»: Six manifestants auraient des blessures irréversibles

MANIFESTATION Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », de nombreuses vidéos évoquant des soupçons de violences policières sont relayées sur les réseaux sociaux...

Manon Aublanc

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Evacuation d'un jeune homme gravement blessé à la main en marge de la manifestation des 
 «gilets jaunes», le 8 décembre 2018 à Bordeaux.
Evacuation d'un jeune homme gravement blessé à la main en marge de la manifestation des «gilets jaunes», le 8 décembre 2018 à Bordeaux. — AMEZ/ROBERT/SIPA

« Quand les forces de l’ordre sont effectivement acculées, elles utilisent des moyens ». Alors que Christophe Castaner a justifié, ce mardi, l’emploi de lanceurs de balle de défense (LBD) par les forces de l’ordre, six manifestants auraient des blessures irréversibles aux yeux ou à la main, a affirmé RTL, ce mercredi.

Si le ministère de l’Intérieur a annoncé que la mobilisation des « gilets jaunes » avait fait, au total, 1.700 blessés chez les manifestants et 1.000 au sein les forces de l'ordre, six cas d’infirmités permanentes auraient été recensés : quatre manifestants auraient perdu l’usage d’un œil, et deux auraient eu la main arrachée, a confié une source policière à nos confrères.

Un collectif évoque 17 cas de blessures irréversibles

Des chiffres contestés par le collectif «Désarmons-les». Selon lui, 17 manifestants auraient été éborgnés par un tir de LBD 40, les lanceurs de balle de défense et 4 auraient perdu l’usage de leur main. Un désaccord subsiste également sur le nombre de blessés graves. Les autorités médicales ont recensé 62 cas d’urgence absolue, alors que le collectif en a comptabilisé 98.

Mardi, en déplacement à Carcassonne (Aude), Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a défendu les forces de l’ordre, affirmant : « Quand elles [les forces de l’ordre] sont effectivement acculées, elles utilisent des moyens. Mais naturellement je n’ai jamais vu un policier ou un gendarme attaquer un manifestant ou attaquer un journaliste ».