Rennes: Le défenseur des droits réclame des sanctions contre un policier après des violences sur des journalistes

MANIFESTATION Plusieurs journalistes avaient été frappés par des policiers en marge d'une manifestation contre la loi Travail...

C.A.

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Des CRS en marge d'une manifestation contre la loi Travail, le 10 mai 2016, à Rennes.
Des CRS en marge d'une manifestation contre la loi Travail, le 10 mai 2016, à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Plusieurs journalistes avaient été brutalisés par la police en 2016 en marge d’une manifestation contre la loi Travail, à Rennes.
  • Saisi par le Club de la Presse, le défenseur des Droits Jacques Toubon estime que l’intervention n’était pas justifiée et demande des sanctions disciplinaires contre un policier.
  • Les journalistes sont aujourd’hui la cible de manifestants depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ».

Le 2 juin 2016, plusieurs photographes et cameramans avaient essuyé des coups de la part de la police en marge d’une manifestation contre la loi Travail organisée à Rennes. Deux ans et demi après les faits, le rapport du défenseur des droits trouve un écho inattendu dans l’actualité, tant les journalistes sont aujourd’hui la cible des « gilets jaunes ».

Malmenée depuis le début du conflit social, la profession trouvera un peu de réconfort dans l’enquête de Jacques Toubon.

« Des sanctions disciplinaires »

Saisi par le Club de la Presse de Bretagne, le défenseur des droits estime « qu’un des journalistes a été frappé sans que le contexte le justifie ». Jacques Toubon a également écrit au ministère de l’Intérieur pour demander « des sanctions disciplinaires à l’encontre du brigadier-chef à l’origine de ces violences », précise le Club de la Presse.

Ce jour-là, plusieurs médias avaient critiqué l’attitude des forces de l’ordre. Vidéos à l'appui, ils dénonçaient « des violences inacceptables », estimant que « c’est le droit d’informer qui a été délibérément attaqué ». Les responsables du Club de la Presse avaient par ailleurs été reçus par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur.