VIDEO. Violences policières: Christophe Castaner estime qu'«aucun policier n'a attaqué des "gilets jaunes"»

MANIFESTATIONS Le ministre de l’Intérieur a également justifié l’emploi de lanceurs de balle de défense (LBD) lorsque les forces de l’ordre étaient « acculées »… 

Manon Aublanc

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Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, à Cenon.
Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, à Cenon. — SIPA

Alors que de nombreuses vidéos évoquant des soupçons de violences policières sont relayées sur les réseaux sociaux depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, en déplacement à Carcassonne (Aude) ce mardi, a affirmé qu'« aucun policier, aucun gendarme » n’avait « attaqué des “gilets jaunes” », selon une vidéo publiée par TV Carcassonne.

« Je ne connais aucun policier, aucun gendarme, qui ait attaqué des “gilets jaunes” », a déclaré le ministre de l’Intérieur, interrogé par les journalistes sur les violences policières.

Un recensement des violences policières

Une affirmation contestée par plusieurs journalistes et manifestants, qui ont partagé de nombreuses vidéos de violences policières depuis le début de la mobilisation des « gilets jaunes », comme David Dufresne, un documentariste indépendant  qui recense les violences policières sur son compte Twitter ou  CheckNews, le service désintox de Libération.

« Si jamais c’est utilisé de façon disproportionnée il faut des sanctions »

« Par contre je connais des policiers et des gendarmes qui utilisent des moyens de défense, de défense de la République, de l’ordre public. Et il n’y a pas de liberté sans ordre public », a ensuite déclaré Christophe Castaner, notamment pour justifier l’emploi de lanceurs de balle de défense (LBD). « Quand elles [les forces de l’ordre] sont effectivement acculées, elles utilisent des moyens. Mais naturellement je n’ai jamais vu un policier ou un gendarme attaquer un manifestant ou attaquer un journaliste », a-t-il ajouté.

« Face à de la violence extrême il faut des moyens de défense. […] On a des gens qui viennent provoquer, agresser, voire même tuer. […] Mais si jamais c’est utilisé de façon disproportionnée il faut des sanctions. J’attends de mes forces de l’ordre de l’exemplarité », a-t-il nuancé.

Fin décembre, le ministre de l’Intérieur avait indiqué que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), avait été saisie 48 fois par la justice pour des affaires de violences policières présumées lors des manifestations des « gilets jaunes » et des blocages des lycéens.