VIDEO. «Gilets jaunes»: Priscillia Ludosky et Eric Drouet annoncent la fin de leur collaboration

FIGURES Reçus ensemble, le 28 novembre dernier, par le ministre de l’Ecologie, François de Rugy, Priscillia Ludosky et Eric Drouet sont en désaccord depuis plusieurs semaines...

Manon Aublanc

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Eric Drouet le 27 novembre 2018 en sortant du ministère de l'Ecologie.
Eric Drouet le 27 novembre 2018 en sortant du ministère de l'Ecologie. — AFP

Le divorce est acté. Priscillia Ludosky et Eric Drouet, deux des figures du mouvement des « gilets jaunes », en froid depuis plusieurs semaines, ont mis fin à leur collaboration, ce lundi, selon une publication de la jeune femme sur Facebook, relayée par plusieurs médias et supprimée depuis.

« Je suis enfin libre de pouvoir dire que je ne travaille plus avec Eric Drouet depuis des semaines en raison de son comportement », a écrit Priscillia Ludosky sur son compte Facebook. « Depuis des semaines je suis silencieuse et ne m’exprime pas au sujet d’Eric Drouet et de ses agissements depuis le début du mouvement », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter : « Ceci afin de ne pas ternir davantage l’image du mouvement avec des histoires de cours d’écoles. »

Priscillia Ludosky accuse Eric Drouet de l’avoir menacé

La jeune femme, à l’initiative de la pétition à succès contre la hausse des carburants, a notamment évoqué des « menaces » de la part d’Eric Drouet à son encontre et envers les membres de son « groupe de travail ». Reçus ensemble, le 28 novembre dernier, par le ministre de l’Ecologie, François de Rugy, pour défendre les revendications des « gilets jaunes », Priscillia Ludosky et Éric Drouet sont en désaccord depuis plusieurs semaines.

En cause ? La page Facebook intitulée « La France en colère », gérée par la jeune femme, qui est à l’origine de l’organisation de la manifestation de Bourges, samedi dernier. Eric Drouet avait demandé à Priscillia Ludosky de changer le nom de cette page, pour qu’elle ne soit pas confondue ou associée avec le groupe Facebook, géré par lui-même, nommé « la france en colère ! ! ! ».

"Je leur ai juste demandé de changer le nom de leur groupe, c’était pas la mer à boire"

Dans une vidéo publiée quelques heures après la publication du message de Priscillia Ludosky, il a expliqué qu’il craignait que les propos de la page « La France en colère » lui soient reprochés lors de son procès pour « organisation d’une manifestation non déclarée », le 15 février prochain, ajoutant qu’il voulait éviter tout lien avec l’organisation de la manifestation de Bourges, non déclarée.

« Je suis obligé de me protéger. Je leur ai juste demandé de changer le nom de leur groupe, c’était pas la mer à boire et ça protégeait ma femme, ma famille et toute ma vie au final », a-t-il expliqué dans la vidéo. Mais Eric Drouet a tout de même appelé ses abonnées à rester unis : « Des tensions, j’en veux pas. Si un Gilet jaune n’est pas pour moi, on s’en fout. Le principal, c’est qu’on soit tous dans la rue pour les Gilets jaunes », a-t-il expliqué dans sa vidéo.