Des incidents ont éclaté ce samedi à Paris, aux abords des Champs-Elysées.
Des incidents ont éclaté ce samedi à Paris, aux abords des Champs-Elysées. — Ludovic MARIN

MANIFESTATIONS

«Gilets jaunes» Acte 9: Plus de 84.000 manifestants dans toute la France... 244 personnes interpellées...

Revivez l'acte 9 de la mobilisation des «gilets jaunes» organisé samedi à Bourges et dans les grandes villes de France...

L’ESSENTIEL

  • Les « gilets jaunes » vont-ils retrouver la vigueur d’avant les fêtes de fin d’année ? Alors que l’acte 8 avait sonné le réveil du mouvement en réunissant 50.000 manifestants (selon le ministère de l’Intérieur), les autorités redoutent ce samedi une mobilisation « plus forte » que la semaine précédente.
  • Sur Facebook, un événement, annoncé à la Défense (Hauts-de-Seine), mais dont le véritable lieu sera dévoilé au dernier moment, rassemblait vendredi 3.100 participants déclarés et 16.000 personnes intéressées.
  • Nouveauté, Paris ne sera peut-être pas le seul épicentre de la contestation : une deuxième action de grande ampleur est annoncée à Bourges (Cher), avec 2.700 participants revendiqués et 13.000 personnes intéressées. La préfète du Cher a interdit par arrêté tout rassemblement dans le centre historique de la ville. 

 

A LIRE AUSSI

 

22h05 : On ferme ce live pour aujourd’hui. Merci de nous avoir suivis. A demain pour d’autres informations sur la mobilisation des « gilets jaunes ».

22h00: De nombreux journalistes menacés et agressés partout en France lors des manifestations

A Paris, Marseille, Rouen, Toulon..., des journalistes ont été agressés par des manifestants avec ou sans «gilet jaune». Une reporter a même été menacée de viol à Toulouse. 

 

21h24: A Toulouse, 13 blessés et 33 interpellés

Selon un bilan provisoire de la préfecture de Haute-Garonne, ce samedi, «jusqu’à 6.250 manifestants ont été recensés dans le département dont 6.000 à Toulouse parmi lesquels environ 1000 casseurs».

La préfecture poursuit: «Des incidents ont eu lieu à différents endroits à Toulouse avec des jets de projectiles à l’encontre des forces de l’ordre, des incendies de poubelles et des barricades érigées sur certaines voies de circulation. Des vitrines ont été détériorées ainsi que du mobilier urbain en fin de journée. On dénombre actuellement 13 blessés légers. 33 personnes interpellées pour des dégradations ou des violences à l’encontre des forces de l'ordre.»

20h05 : Des incidents à Bar-le-Duc et Strasbourg 

Des incidents ont eu lieu samedi à Bar-le-Duc et à Strasbourg. A Bar-le-Duc, des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des «gilets jaunes», qui étaient 1.200 «au plus fort de l’événement», selon la préfecture. «Plusieurs groupes d’individus ont mis le feu à des barricades sur la voie publique, dégradé du mobilier urbain et jeté des projectiles, dont des bombes artisanales, contre les forces de l’ordre», est-il indiqué dans un communiqué. Huit personnes ont été interpellées, notamment pour dégradations et outrages, selon la préfecture, qui a comptabilisé deux manifestants et un policier blessés. A Strasbourg, la manifestation de 1.500 «gilets jaunes», selon la préfecture, après avoir quitté le Parlement européen en fin de matinée pour rejoindre la gare, a été émaillée d’incidents, avec utilisation de gaz lacrymogènes. Trois policiers et quatre manifestants ont été blessés, selon la police qui n’a pas donné de détails sur la nature et les circonstances des blessures.

20h : A Rome, tapis rouge de l’extrême gauche pour deux «gilets jaunes»

Une centaine de militants de l’extrême gauche patriotique italienne ont accueilli avec un tapis rouge samedi deux « gilets jaunes » français, venus à Rome présenter leur expérience. La Marseillaise a été applaudie par les militants italiens réunis dans un hôtel quatre étoiles. Patricia Saint-Georges et Yvan Yonnet, deux militants CGT du nord-ouest de la France, candidats aux législatives 2017 sous l’étiquette du petit Parti pour la démondialisation (Pardem), ont pris la parole. « Nous avons retrouvé une fraternité, un sentiment de ne plus être seuls. Nous sommes les héritiers des sans-culottes de la Révolution française ! », a déclaré Patricia Saint-Georges. « Le mouvement des gilets jaunes est entièrement autonome et indépendant de toute force politique », a assuré de son côté Yvan Yonnet, spécifiant être venu à Rome à titre personnel à l’invitation de « copains italiens qui ne sont pas au pouvoir » et fustigeant partis politiques et élections démocratiques.

19h50 : Echauffourées entre «gilets jaunes» et forces de l’ordre à Nîmes, Toulon et Marseille

Des échauffourées voire affrontements ont éclaté entre « gilets jaunes » et forces de l’ordre à Nîmes, Toulon et Marseille, dans le cadre de l’acte 9 du mouvement. La mobilisation a été massive, avec près de 3.000 personnes dans chacune de ces villes.

19h45 : Il faut «solenniser le référendum» mais pas «pour tout», estime François Hollande

L’ancien président François Hollande, qui présentait ses vœux à la fédération PS de Corrèze, a estimé qu’il fallait « solenniser le référendum (…). On le fait sur la Constitution, sur les traités les plus importants, mais on ne doit pas le faire sur tous les sujets ». « On ne doit pas laisser penser que ceux qui ont eu mandat pour agir, seraient dépourvus de toute autorité pour décider », a ajouté l’ancien président de la République.

19h40 : Près de 2.000 manifestants à Lyon

Environ 1.800 personnes ont manifesté samedi à Lyon, selon la préfecture du Rhône, qui a fait état de 22 interpellations et de 6 blessés légers dont deux policiers. Après quelques affrontements, le calme était revenu vers 18h au centre-ville et sur l’autoroute A7 bloquée pendant près d’une heure dans les deux sens par des manifestants, à hauteur de la gare de Perrache, au sud de la ville, selon la même source. Les « gilets jaunes » ont été dispersés par les forces de l’ordre avec des tirs de gaz lacrymogènes.

19h35 : 244 interpellations dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur

Les forces de l’ordre ont procédé à 244 interpellations dans toute la France, dont 156 à Paris, a également indiqué le ministère de l’Intérieur. Parmi ces 240 personnes interpellées, 200 ont été placées en garde à vue sur tout le territoire.

19h20 : «On va te sortir et te violer»... Une journaliste de La Dépêche du Midi prise à partie par des «gilets jaunes»

Une journaliste de La Dépêche du Midi a été prise à partie ce samedi par des «gilets jaunes». «A Toulouse, une horde de "gilets jaunes" se défoule sur une journaliste de @ladepechedumidi seule dans sa voiture. "On va te sortir et te violer". Elle a pu leur échapper grâce à l'aide de deux »gilets jaunes". Honte à eux», a tweeté le rédacteur en chef adjoint du quotidien régional.