VIDEO. «Gilets jaunes»: Après ses propos incitant les policiers à tirer sur les manifestants, Luc Ferry s'explique

VIOLENCES L’ancien ministre a jugé « ridicules » les interprétations qui avaient été faites de ses déclarations...

L.Br et M.A

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Luc Ferry, le 12 décembre 2016 à Chambéry.
Luc Ferry, le 12 décembre 2016 à Chambéry. — JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Après le tollé suscité par ses propos, incitant les policiers à utiliser leurs armes pour répondre à la violence de certains « gilets jaunes », Luc Ferry, l’ancien ministre de l’Education nationale, s’est expliqué. « Evidemment je ne demande pas qu’on tire sur les foules, tout cela est ridicule », a-t-il précisé, mardi sur LCI, jugeant « ridicules » les interprétations qui avaient été faites de ses déclarations.

« Je défends le mouvement des Gilets jaunes depuis le début », a expliqué Luc Ferry, ce mardi. « Ce que je dis simplement, c’est que dans ces manifestations, je ne parle pas des Gilets jaunes, il y a des débordements et il y a des gens qui viennent non pas pour casser du flic mais pour les tuer. Quand les policiers sont en légitime défense ou sont menacés de mort, ils doivent avoir le droit de se défendre, évidemment avec des armes non létales », a-t-il déclaré pour justifier ses propos.

« Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois. Ça suffit ! »

Lundi, au micro de Radio Classique, où il est désormais éditorialiste, Luc Ferry avait déclaré qu’il ne comprenait pas qu’on « ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences ». « Écoutez franchement, quand on voit des types qui tabassent à coups de pied un malheureux policier qui est par terre. Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois. Ça suffit ! », avait alors expliqué l’ancien ministre de Jacques Chirac.

« On a la quatrième armée du monde [la 5e en réalité], elle est capable de mettre fin à ces saloperies », avait-il remarqué, en référence aux nombreuses scènes de violences survenues en marge de « l’acte 8 » de la mobilisation des « gilets jaunes ».

« Quand on en arrive là, il faut retourner devant les électeurs »

Luc Ferry s’était ensuite emporté contre les manifestants violents. « Ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d’extrême droite, d’extrême gauche et des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit », avait déclaré le philosophe, estimant que le Grand débat national ne servira à rien. « C’est une tentative désespérée de régulation démocratique », avait-il expliqué.

« Le problème c’est que c’est un mouvement qui a suscité l’adhésion de 80 % des Français. Quand on en arrive là, il faut retourner devant les électeurs », avait assuré l’ancien ministre de l’Education nationale. Luc Ferry s’était également opposé au référendum d’initiative citoyenne, lui préférant les élections. « C’est ce qui compte dans une démocratie », avait-il précisé.