Toulouse: Deux surveillants de prison soupçonnés de radicalisation

SOCIETE Dans la région de Toulouse, deux surveillants de prison seraient fichés pour radicalisation…

H.M.

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Un surveillant de prison à la maison d'arrêt de Seysses (illustration).
Un surveillant de prison à la maison d'arrêt de Seysses (illustration). — FRED SCHEIBER/20 MINUTES/SIPA

Ces deux trentenaires, surveillants pénitentiaires de longue date, seraient eux-mêmes surveillés de près par la police. Selon le site d’investigation Mediacités, la direction interrégionale des services pénitentiaires de Toulouse compterait dans ses effectifs deux hommes fichés pour radicalisation.

L’un travaille à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse, l’autre était un de ses collègues avant d’être muté dans l' établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Lavaur, dans le Tarn.

Embarrassant

Mediacités affirme que ces deux hommes sont non seulement fichés S, mais aussi inscrits au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Et que ce soupçon embarrasse l’administration puisque les deux établissements accueillent des détenus eux-mêmes suivis pour radicalisation.

Sollicitées, ni la préfecture, ni l’administration pénitentiaire n’ont souhaité commenter cette information. Mais une source confirme à 20 Minutes que le « statut » particulier des deux surveillants est connu de longue date « en interne » et qu’ils n’ont jamais causé de souci dans leur travail quotidien.