Education nationale: Jean-Michel Blanquer annonce la création d’un CAPES d’informatique d'ici à 2020

FORMATION Si, dans un premier temps, il ne concernera qu'une dizaine de postes ouverts, « il a vocation à s’étendre dans le futur », a déclaré le ministre de l'Education nationale... 

Manon Aublanc

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Jean-Michel Blanquer le  24 octobre 2018 à l'Elysée. (Eric FEFERBERG / AFP)
Jean-Michel Blanquer le 24 octobre 2018 à l'Elysée. (Eric FEFERBERG / AFP) — AFP

Alors que le secteur de l’informatique et du numérique recrute de plus en plus, le gouvernement prend les devants. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, a annoncé, ce lundi, la création d’un CAPES d’informatique, suivie, dans quelques années, d’une agrégation dans le même domaine.

« Nous allons créer un CAPES informatique qui verra le jour dès 2020 et dans quelques années nous créerons certainement une agrégation d’informatique. Nous consacrons ainsi le numérique dans le système », a confirmé le ministre, ce lundi, au micro de France Culture. Le Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré, ou CAPES, est le diplôme qui permet d’enseigner dans un collège ou un lycée d’enseignement général.

Une formation continue pour les enseignants déjà en poste

Il s’agit là « d’une nouvelle extrêmement importante, car avec cette création, nous créons un cercle vertueux de l’enseignement numérique », a ajouté Jean-Michel Blanquer, estimant que 1.500 postes auraient besoin d’être créés.

Les enseignants déjà en poste suivront une formation continue pour leur permettre d’assurer cette discipline dès la rentrée 2019. Les futurs enseignants pourront passer un CAPES informatique dès 2020. Si, dans un premier temps, il ne concernera qu’une dizaine de postes ouverts, « il a vocation à s’étendre dans le futur », a-t-il ajouté au micro de la radio.

« Avec cette ouverture, nous consacrons le numérique dans un sens non superficiel »

« A partir du moment où l’on crée un CAPES, on crée quelque chose qui va structurer le futur. Ce qui est très important c’est qu’avec cette ouverture, nous consacrons le numérique dans un sens non superficiel », a-t-il justifié.

« Aujourd’hui on parle trop du numérique en restant à la surface des choses alors même que nous avons besoin d’élèves qui développent leur sens logique grâce à la programmation, d’élèves qui relient les savoirs numériques aux autres savoirs grâce à leurs approfondissements numériques et l’approfondissement de leur culture générale dans d’autres domaines », a justifié le ministre.