Hérault: Quarante et une personnes arrêtées après l’incendie du péage de Bessan

JUSTICE Elles sont soupçonnées d’avoir participé à l’incendie de la barrière de péage de Bessan, dans l’Hérault…

Jerome Diesnis

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La gare de péage de Bessan a été incendiée à plusieurs reprises
La gare de péage de Bessan a été incendiée à plusieurs reprises — Gendarmerie nationale
  • Quarante et une personnes ont été interpellées et placées en garde à vue suite à l’incendie du péage de Bessan, le 18 décembre, dans l’Hérault.
  • « Des mises en examen devraient être prononcées dans les prochains jours », évoque le procureur de la République, Yvon Calvet.

Quarante et une personnes ont été interpellées et placées en garde à vue tôt mardi par les gendarmes de la compagnie de Pézenas, dans l’Hérault. Environ 150 militaires sont intervenus sur commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction de Béziers.

L’opération de ce mardi a ciblé les auteurs présumés de l’incendie de la gare de péage de Bessan, à proximité d’Agde et de Béziers, dans la soirée du 18 décembre. Un peu plus tôt, lors d’un rassemblement d’environ 200 personnes à proximité d’une base loisirs, des gendarmes avaient entendu « plusieurs personnes proposer d’incendier les bâtiments de la société concessionnaire », détaille le procureur de la République de Béziers, Yvon Calvet. « Par un vote à main levée, plusieurs individus présents manifestaient leur accord à ce projet. »

Trois jours plus tôt, alors que les gendarmes mobiles intervenaient pour disperser les gilets jaunes présents depuis plusieurs semaines, des individus – qui se seraient mêlés aux «gilets jaunes» – avaient déjà en partie incendié le péage. Depuis, la sortie n°34 de l’autoroute A9 était fermée par arrêté préfectoral et son accès condamné par des blocs de béton.

Mouvance d’extrême gauche

Dans la nuit du 4 au 5 janvier, le péage a de nouveau été la cible de dégradations, beaucoup plus importantes cette fois. Sur place, de nombreux bâtiments ont été incendiés ou tagués avec une signature souvent employée par des activistes issus de la mouvance d’extrême gauche : « Acab » (pour « All Corps Are Bastards » ou « All Capitalistes Are Bastards ») ou « Black Bloc ».

Les quarante et une personnes arrêtées ce mardi sont depuis entendues dans différentes brigades du territoire. Elles ont été interpellées sur la base des images de vidéo surveillance et d’éléments retrouvés sur place. « Des mises en examen devraient intervenir dans les prochains jours », précise Yvon Calvet.