VIDEO. Marseille: Des «gilets jaunes» lancent un mouvement dans les locaux de La Provence

MOBILISATION Ce samedi, des « gilets jaunes » de toute la France ont annoncé la création d’un mouvement national baptisé « gilets jaunes, le mouvement »…

M.C. avec AFP

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Des "gilets jaunes" manifestent à Marseille
Des "gilets jaunes" manifestent à Marseille — CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

Des «gilets jaunes» venus de toute la France, réunis samedi à  Marseille dans un local prêté par La Provence, ont annoncé la création d’un mouvement national, baptisé « Gilets jaunes, le mouvement » où le « citoyen va décider de tout », aussitôt contesté par certains d’entre eux.

Restés devant les grilles du journal, ceux-ci ont hué et insulté ceux réunis à l’intérieur, leur reprochant de ne pas représenter « le peuple » et de vouloir établir une liste pour les élections européennes. « Cette réunion, ce sont des vendus, des gens qui se disent gilets jaunes, mais finalement, ils s’en foutent du peuple, ils veulent seulement monter en grade », a critiqué Antoinette Colonna, une retraitée en gilet.

Un mouvement « horizontal » pour « coordonner les actions »

« L’objectif de ce mouvement sera de coordonner les actions le plus largement sur le territoire et de travailler à la création d’un vrai programme de société à travers l’ensemble des revendications », a expliqué Hayk Shahinyan, lors de la conférence de presse, défendant un mouvement « horizontal » qui ne ressemble à « aucun parti politique ou syndicat ».

« Les citoyens seront au cœur des décisions, des actions, des projets à mener et des idées à défendre (…) Aucune direction ne pourra imposer des choses aux citoyens », a-t-il insisté. « Je lance un appel à l’ensemble du monde associatif et aux personnalités qui le souhaitent (…) à se rassembler afin de construire ensemble la France de demain », a ajouté Hayk Shahinyan.

Deux pages par semaine dans La Provence

« Nous n’avons pas parlé des élections européennes ou validé une quelconque liste », a-t-il affirmé. « Tous les citoyens sont invités à rejoindre le mouvement, l’objectif c’est d’être ensemble car on en a vraiment marre de ce gouvernement qui nous prend pour des idiots », a déclaré Ingrid Levavasseur.

« Gilet jaune » du Vaucluse, Christophe Chalençon a annoncé la mise à disposition par Bernard Tapie de « deux pages dans le journal par semaine pendant un mois ». L’annonce de la mise à disposition des « gilets jaunes » d’un local de La Provence a suscité la colère de la rédaction. « La rédaction de La Provence est atterrée, c’est un mélange des genres hallucinant », a réagi Sophie Manelli, élue du Syndicat national des journalistes auprès de l’AFP. « Un journal indépendant et apolitique ne peut pas servir de base logistique à un mouvement politique. C’est incompatible », a déploré la représentante syndicale.

« Bernard Tapie peut porter un gilet jaune, mais qu’il invite ses nouveaux amis chez lui dans sa magnifique maison ! Un journal n’est pas un jouet », a-t-elle insisté. « Nous avons juste prêté un hangar car ils avaient du mal à trouver un endroit pour se rassembler. Je suis tout à fait libre d’écrire ce que je veux », s’est défendu Franz-Olivier Giesbert, directeur éditorial de La Provence, qui s’est exprimé devant la presse dans la cour du journal.

​Vous êtes « gilets jaunes » à Marseille ou aux alentours, que pensez-vous de cette réunion ? Y avez-vous participé ? Pourquoi ? Que pensez-vous de la création de ce mouvement ? Vous pouvez témoigner dans les commentaires ou envoyer un mail à Marseille@20minutes.fr Vos témoignages serviront à la rédaction d’un article. Merci d’avance.

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