«Gilets jaunes»: Les images d’un homme boxant un gendarme à Paris font polémique

VIOLENCES Ces images ont suscité des commentaires très virulents sur les réseaux sociaux. Un suspect, originaire de région parisienne, est activement recherché…

D.B et T.C

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Des gendarmes lors des manifestations parisiennes le 5/01/2019.
Des gendarmes lors des manifestations parisiennes le 5/01/2019. — Abdul ABEISSA / AFP

Les images ont provoqué de vives réactions. Dans une vidéo relayée par l’agence de presse Line Press, on voit un manifestant vêtu de noir, le visage découvert et ne portant pas de « gilet jaune », boxer un gendarme et lui porter des coups au visage. Les faits se sont déroulés ce samedi sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, qui relie les deux rives de la Seine au niveau du jardin des Tuileries lors de l'acte 8 des «gilets jaunes».

La scène a eu lieu vers 15h. Des « gilets jaunes » tentaient d’emprunter cette passerelle quand ils ont été repoussés par les forces de l’ordre. Des coups ont été échangés entre les deux parties. Touché, le gendarme mobile a été évacué par les secours. Des manifestants ont également été blessés ainsi qu’un journaliste indépendant, a constaté l’AFP.

Une enquête ouverte

Selon plusieurs sources policières contactées par 20 Minutes, un suspect a été identifié. Il s’agit de Christophe D., un boxeur professionnel de 37 ans, originaire de région parisienne et surnommé « le gitan de Massy ». Une enquête a été confiée à la Sûreté territoriale 75. L’homme est toujours activement recherché, aucune interpellation n’a eu lieu pour l’instant, indique à 20 Minutes une source judiciaire.

Le gendarme, lui, est sorti de l’hôpital avec de nombreuses contusions au torse et aux jambes. Il s’est vu prescrire 15 jours d’ITT (incapacité totale de travail). Selon nos informations, il va déposer plainte dans la journée.

Sur Twitter, les images donnent lieu à différentes interprétations…

En attendant, ces images ont suscité de vifs échanges sur Twitter. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a évoqué une « bataille au corps à corps », critiquant les forces de l’ordre. « Est-ce un pouvoir républicain qui donne de tels ordres ? » s’est-il interrogé. Ce qui lui a valu d’être fustigé par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner et par Bernard-Henri Lévy.

Le politologue Thomas Guénolé, membre de La France insoumise, qui a décrit cette scène de violences sans la condamner, a suscité la colère d’Emmanuel Domenach, rescapé du Bataclan.