VIDEO. «Gilets jaunes»: L'acte 8 a réuni 50.000 manifestants partout en France, selon le ministère de l'Intérieur

MOBILISATION L'acte 8 des « gilets jaunes » marque un regain de la mobilisation...

20 Minutes avec AFP

— 

L'acte 8 des « gilets jaunes » a rassemblé 50.000 personnes samedi en France, comme ici à Lille.
L'acte 8 des « gilets jaunes » a rassemblé 50.000 personnes samedi en France, comme ici à Lille. — AFP

50.000 personnes samedi en France. L’acte 8 des « gilets jaunes » marque un regain de la mobilisation, alors que ce samedi 5 janvier a réuni bien davantage de manifestants que les 32.000 mobilisés la semaine dernière. « 50.000, ça fait un peu de plus d’une personne par commune de France. C’est cela la réalité du mouvement des "gilets jaunes" aujourd’hui. Donc, on voit bien que ce mouvement n’est pas représentatif de la France », a déclaré Christophe Castaner sur LCI.

« Un peu moins de 50.000 personnes », c’est « à rapprocher des 65.000 lors du dernier week-end avant les fêtes de Noël », a encore souligné le ministre de l’Intérieur. Les manifestations « ont été beaucoup plus urbaines » et « si la plupart d’entre elles se sont bien passées, il y a eu quand même en fin de manifestations de nombreuses provocations, de nombreuses agressions », a toutefois dénoncé le ministre.

56.500 membres des forces de l’ordre avaient été mobilisés

« Des mairies ont été attaquées, celles de Rennes, de Rouen, des institutions, comme le tribunal de grande instance de Perpignan, des gendarmeries ont été elles aussi attaquées, des journalistes et des journaux ont été malmenés », a-t-il ajouté, précisant que 56.500 membres des forces de l’ordre avaient été mobilisés dans le pays.

A « ceux qui attaquent, ceux qui brûlent, en veulent à nos institutions, je veux dire de façon extrêmement claire que nos institutions sont solides » et « que notre détermination est totale », a également dit le ministre de l’Intérieur, qui a fait en début de soirée « un point de situation » avec le Premier ministre Edouard Philippe. « Dans de nombreux endroits, la situation a été de bonne qualité mais hélas il y a eu cette violence-là », a-t-il ajouté.

« Il y a eu plein de petits groupes qui se sont éparpillés à différents endroits de Paris en particulier et qui n’ont pas provoqué des forces de l’ordre mais qui ont cherché à casser, à détruire certains véhicules. Les dégâts ont été assez modestes ». Et Christophe Castaner d’ajouter : « Même si une douzaine de véhicules ont été brûlés à Paris, c’est inacceptable. »