«Gilets jaunes» à Béziers: Un homme condamné à deux ans de prison ferme pour des violences contre des gendarmes

JUSTICE Le tribunal de Béziers (Hérault) est allé au-delà des réquisitions du parquet en condamnant l'homme à deux ans de prison ferme, avec mandat de dépôt et une privation des droits civiques pendant cinq ans...

C. Ape.

— 

Un policier et un gendarme qui surveillent une manifestation de "gilets jaunes".
Un policier et un gendarme qui surveillent une manifestation de "gilets jaunes". — ALLILI MOURAD/SIPA

Un homme de 37 ans a été condamné à deux ans de prison ferme vendredi par le tribunal correctionnel de Béziers pour « violences sur des gendarmes, entrave à la circulation et dégradation d’une voiture de gendarmerie » lors de « l’acte 2 » des « gilets jaunes », indique France Bleu Hérault. « Je manifestais comme tout le monde, je n’ai pas insulté les militaires que je respecte », a expliqué à la barre Cyril, déjà connu de la justice, souligne la radio.

« Je n’ai pas jeté d’extincteurs ni la planche à repasser retrouvée sur place ». Pourtant, explique France Bleu, le suspect avait reconnu dans sa déposition qu’en voyant les casseurs à Paris le 24 novembre dernier, il pensait pouvoir faire de même. « J’ai suivi. J’aurais dû rester chez moi », confessait l’homme de 37 ans.

Une peine pour l’exemple, selon l’avocat du suspect

Lors de « l’acte 2 » des « gilets jaunes », une barricade avait été installée au milieu de la chaussée sur l’A9, au niveau du péage ouest de Béziers, visant à bloquer la circulation. Une centaine de manifestants étaient présents. Une quinzaine d’entre eux avait lancé des projectiles sur les gendarmes déployés sur les lieux.

Le conseil du prévenu, Josy-Jean Bousquet estime qu’il a été condamné pour l’exemple. « Mon client ne doit pas payer pour tous les autres. Ce dernier est le seul à avoir été interpellé ce soir-là parce qu’il courait moins vite que les autres. »

Le tribunal de Béziers est allé au-delà des réquisitions du parquet en condamnant Cyril à deux ans de prison ferme, avec mandat de dépôt et une privation des droits civiques pendant cinq ans. Au cours de l’audience, le substitut du procureur de la République avait réclamé 18 mois de prison ferme et le maintien en détention.