«Gilets jaunes»: Le mouvement est «devenu le fait d'agitateurs» voulant «renverser le gouvernement»

POLITIQUE Les « gilets jaunes » « qui restent mobilisés » sont engagés « dans un combat politique » selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux…

20 Minutes avec AFP

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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux — LUDOVIC MARIN / AFP

Le mouvement des « gilets jaunes » « est devenu le fait d’agitateurs qui veulent l’insurrection et, au fond, renverser le gouvernement », a estimé ce vendredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Toutefois, ce dernier est « prêt à discuter avec des gens sincères qui ne font pas d’instrumentalisation politique de la difficulté que connaissent nos concitoyens », a-t-il ajouté à la sortie du premier Conseil des ministres de l’année.

Après les « réponses concrètes et rapides » apportées par l’exécutif aux revendications sur le pouvoir d’achat, « ceux qui restent mobilisés » sont engagés « dans un combat politique » et « ne veulent pas participer au grand débat national », a déploré Benjamin Griveaux. Il a appelé les Français au contraire à « y participer activement et à faire entendre leur voix ».

« Force restera à la loi »

Interrogé pour savoir si la fermeté à l’égard des « gilets jaunes » toujours mobilisés ne risquait pas de radicaliser le mouvement, il a répondu : « La loi, rien que la loi, toute la loi, et si certains ont des problèmes avec le respect de la loi, ce sont effectivement les personnes les plus radicalisées », a-t-il souligné, évoquant « quelques-uns qui sont habitués des plateaux télés ».

« Eux sont dans un combat politique. Ceux-là, qu’ils soient certains d’une chose : force restera à la loi », a-t-il insisté, soulignant la difficulté de dialoguer avec ces personnes. Quant à Eric Drouet, médiatique et controversé «gilet jaune» interpellé mercredi soir près des Champs-Elysées, Benjamin Griveaux a estimé qu'« il n’est pas au-dessus des lois ».

Emmanuel Macron est en outre revenu lors du conseil des ministres sur le « tryptique » de ses voeux du 31 décembre : « vérité, dignité et espoir » et « a fait le constat que nous avons pris le bon chemin », a rapporté Benjamin Griveaux. Et si des « éléments peuvent légitimement nous être reprochés », « nous devons aller sans doute encore plus loin dans le changement, être encore plus radicaux dans nos méthodes, nos manières de faire, dans notre style », pour « aller au bout de l’envie de changement des Français, car c’est cette envie qui nous a portés au pouvoir ».