Du zèbre, de l'autruche et du kangourou au rayon viande des supermarchés français

POLEMIQUE De nombreux internautes, l’humoriste Rémi Gaillard ou encore l’association 30 Millions d’amis ont dénoncé cette pratique…

20 Minutes avec agence

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Zèbre, illustration.
Zèbre, illustration. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Des « viandes exotiques » pour le réveillon. Dans une enquête publiée le 27 décembre par la Fondation 30 Millions d’amis, plusieurs marques sont épinglées pour avoir commercialisé de la viande de zèbre, de kangourou, de crocodile ou encore d’autruche.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux consommateurs se sont indignés de voir de tels produits en rayon. Sous le feu des critiques, certaines sociétés ont déjà supprimé ces produits de leur e-shop et drive, indique Femme Actuelle.

Les internautes et Rémi Gaillard indignés

Carrefour, Auchan, Cora, Houra, ou encore Intermarché ont mis en vente ces produits proposés sous les marques Damien de Jong, Saveurs forestières, ou encore Maître Jacques. Cette pratique a été rapidement repérée et dénoncée sur les réseaux sociaux.

Rémi Gaillard, fervent défenseur de la cause animale, a directement interpellé le groupe Carrefour sur son compte Twitter. « Merci d’avoir aussi mis du zèbre dans vos rayons car on en trouve de moins en moins dans la nature », s’est indigné l’humoriste.

« Un très mauvais signal » envoyé aux consommateurs

La Fondation 30 Millions d’amis s’est saisie de l’affaire en rappelant la vulnérabilité de certaines de ces espèces. « Parmi les trois espèces de zèbres, deux sont particulièrement en péril », indique l’organisation de défense animale dans son enquête.

L’association a contacté le groupe agroalimentaire français LDC, propriétaire des marques Saveurs Forestières, Le Gaulois, ou encore Maître Coq et Marie. L’industriel a confirmé que sa viande de zèbre provenait d’Afrique du Sud, une région où la population de zèbres est stable et où l’élevage est autorisé.

Cependant, pour l’association, la mise en vente de tels produits constitue « un très mauvais signal envoyé aux consommateurs, donnant l’impression – éminemment fausse – que les populations de zèbres se portent bien dans leur milieu naturel. »