«Gilets jaunes»: A leur suite, des profs en colère protestent sous la bannière «stylos rouges»

MOBILISATION La révolte a débuté sur Facebook où les « stylos rouges » ont publié leurs revendications…

L.Gam. avec AFP

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(Photo d'illustration) Un "gilet jaune" près de l'Arc de Triomphe à Paris.
(Photo d'illustration) Un "gilet jaune" près de l'Arc de Triomphe à Paris. — AFP

Eux aussi en ont marre et comptent bien se faire entendre. Après les « gilets jaunes », les « stylos rouges », des enseignants qui s’expriment sur les réseaux sociaux où ils plaident pour une revalorisation de « leur métier tant mis à mal » et pour une meilleure reconnaissance. En plus d’une augmentation des salaires et du dégel du point d’indice, ils demandent, dans un manifeste adressé au gouvernement et publié sur Twitter, de « meilleures conditions de travail ».

« Il est temps que l’État prenne soin de ses enseignants aussi », écrivent-ils sur la page d’un groupe Facebook baptisé « Les stylos rouges en colère ». Créé le 12 décembre, ce groupe comptait ce vendredi 27.000 personnes. Selon eux, cela passe notamment par une diminution du nombre d’élèves par classe, une reconnaissance du temps réel de travail ou encore une augmentation du nombre de professeurs remplaçants.

Un nouveau « mouvement citoyen » ?

En quelques jours, les témoignages se sont également multipliés sur Twitter. « Nous voulons une reconnaissance du travail effectué, ne plus être payé au lance pierre et que le monde sache que les Profs travaillent plus de 40h par semaine ! », écrivent-ils sur le compte Twitter @stylos_les. « De plus en plus de profs démissionnent, certains au bout de même pas 1 ou 2 ans ! Le plus beau métier du monde ? » s’interroge pour sa part @Electrapunker. « Si les policiers méritent une prime parce qu’ils protègent les citoyens, n’en mérite-t-on pas une parce qu’on les forme ? » demande encore @SosoDany2.

Se décrivant comme « un mouvement citoyen regroupant l’ensemble des personnels éducatifs et notamment des enseignants en colère », cette initiative arrive dans la lignée du mouvement des « gilets jaunes », initialement lancé il y a près de deux mois pour réclamer une baisse des taxes sur le carburant et une hausse du pouvoir d’achat.